La perte de JPMorgan pourrait atteindre 6 milliards de dollars

vendredi 29 juin 2012 08h10
 

NEW YORK (Reuters) - La perte de trading dévoilée en mai par JPMorgan atteindra probablement quatre à six milliards de dollars, bien plus que les deux milliards initialement annoncés, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

La banque américaine a déjà débouclé la moitié de ses positions perdantes, selon cette source.

JPMorgan n'a pas souhaité faire de commentaire.

Le titre a terminé jeudi en baisse de 2,45% à 35,88 dollars à Wall Street. Il avait perdu plus de 5% en séance, plombé par des informations de presse selon lesquelles la perte de trading pourrait, dans le pire des cas, atteindre neuf milliards de dollars (7,2 milliards d'euros).

JPMorgan a annoncé en mai une perte de trading de deux milliards de dollars, évoquant une stratégie de couverture perdante. Mais le montant de ces pertes s'est alourdi ces dernières semaines alors que la banque débouclait ses positions, a rapporté jeudi le New York Times, citant des sources au fait de la situation.

Un rapport interne de la banque diffusé en avril indiquait que les pertes pourraient atteindre de 8 à 9 milliards de dollars dans le pire des cas possibles, selon le quotidien.

Le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, s'est engagé à faire un point complet sur la situation le 13 juillet, lorsque la banque publiera ses résultats du deuxième trimestre.

Jamie Dimon avait fait savoir en mai que la banque cédait des obligations d'entreprises et d'autres titres, empochant 1 milliard de dollars de gains, afin de compenser sa perte.

Selon une analyse Reuters des pratiques de la banque, JPMorgan a déjà sacrifié quelque 25 milliards de dollars de titres rentables dans l'espoir d'amoindrir l'effet de ses pertes dans ses comptes.

David Henry, Blandine Hénault et Natalie Huet pour le service français

 
<p>La perte de trading d&eacute;voil&eacute;e en mai par JPMorgan atteindra probablement quatre &agrave; six milliards de dollars, bien plus que les deux milliards initialement annonc&eacute;s, selon une source proche du dossier. /Photo prise le 17 mai 2012/REUTERS/Eduardo Munoz</p>