L'Euro Stoxx 50 devrait gagner 9% d'ici fin 2012

jeudi 28 juin 2012 19h47
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - L'indice Euro Stoxx 50, qui regroupe les principales valeurs de la zone euro, devrait croître de 9,4% d'ici la fin de l'année, soutenu par les attentes en faveur de nouvelles mesures de soutien à la croissance et de sortie de crise de la dette, selon une enquête Reuters publiée jeudi.

Les investisseurs se montrent néanmoins prudents avant la fin du sommet européen, soulignant qu'en l'absence de décisions politiques concrètes les marchés pourraient rechuter après avoir repris quelques couleurs sur les trois premières semaines de juin (+4%), grâce aux anticipations d'une action coordonnée des grandes banques centrales.

"Avec des taux italiens et espagnols proches des 7%, l'Europe a trois mois pour réagir et avancer concrètement sur sa problématique de dette souveraine", estime Joffrey Ouafqa, analyste-gérant chez Convictions AM.

Les taux à 10 ans des emprunts d'Etat espagnols et italiens s'élèvent à respectivement 6,99% et 6,21%, portés par le regain d'inquiétudes concernant la crise de la dette et les doutes sur la situation financière de l'Espagne et de l'Italie.

"On constate que les positions allemandes et françaises se rapprochent très progressivement, cela devrait soulager les indices européens", explique Joffrey Ouafqa.

Le sondage trimestriel mené auprès d'une quarantaine d'analystes et de gérants de fonds sur la semaine écoulée montre que l'indice Euro Stoxx 50 devrait finir l'année à 2.370 points, contre 2.316,55 points à fin 2011 et 2.165,61 points mercredi en clôture.

"ÉLARGIR LES MISSIONS DE LA BCE"

L'indice STOXX 600 regroupant les 600 principales capitalisations européennes devrait croître de 5,8% à 260 points par rapport à son niveau de clôture mercredi.   Suite...

 
<p>Selon une enqu&ecirc;te Reuters, l'indice Euro Stoxx 50, qui regroupe les principales valeurs de la zone euro, devrait cro&icirc;tre de 9,4% d'ici la fin de l'ann&eacute;e, soutenu par les attentes en faveur de nouvelles mesures de soutien &agrave; la croissance et de sortie de crise de la dette. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>