La Bourse de Paris devrait croître de 8% d'ici fin 2012

jeudi 28 juin 2012 15h25
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris devrait progresser de 7,7% d'ici à la fin de l'année 2012, mais les investisseurs préfèrent rester prudents dans l'attente de décisions coordonnées de la part des dirigeants européens pour sortir la zone euro de la crise.

Selon le sondage trimestriel mené auprès d'une trentaine d'analystes et gérants de fonds sur la semaine écoulée, l'indice CAC 40 devrait atteindre 3.300 points d'ici fin décembre 2012, contre 3.063,12 points enregistrés mercredi à la clôture et 3.159,81 points en fin d'année dernière.

Lors de la précédente enquête, les analystes avaient dit anticiper un CAC 40 à 3.725 points en fin d'année.

"Les marchés européens vont continuer d'être dominés par la crise et les réponses politiques qui y seront apportées", commente Patrick Moonen, stratégiste chez ING IM.

"Sans action politique décisive, il sera difficile de voir les marchés évoluer durablement vers le haut, particulièrement en raison de chiffres économiques qui faiblissent et du momentum sur les bénéfices qui disparaît progressivement", ajoute-t-il.

En l'absence de mesures de soutien à la croissance, les entreprises européennes, en particulier les valeurs cycliques, pourraient annoncer de fortes révisions à la baisse de leurs prévisions de résultats pour 2012, à l'image de Danone.

INJECTION DE LIQUIDITÉS

Le ralentissement économique mondial pourrait cependant permettre l'annonce de nouvelles mesures monétaires de la part des banques centrales, soulignent les analystes, évoquant l'injection de nouvelles liquidités sur le marché.   Suite...

 
<p>Les analystes voient le CAC 40 progresser de 7,7% d'ici &agrave; la fin de l'ann&eacute;e 2012, mais tablent &eacute;galement sur la prudence des investisseurs dans l'attente de d&eacute;cisions coordonn&eacute;es de la part des dirigeants europ&eacute;ens pour sortir la zone euro de la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>