COR-Début des soldes dans un climat morose

mercredi 27 juin 2012 17h02
 

Corrige un chiffre erroné communiqué par l'Insee au §15

par Aymeric Parthonnaud

PARIS (Reuters) - Les soldes d'été ont commencé mercredi pour cinq semaines dans la plupart des régions françaises, une aubaine pour des consommateurs un peu moins enclins à dépenser pendant la crise.

Les clients, dont beaucoup de touristes asiatiques, étaient nombreux devant les Galeries Lafayette à Paris pour se jeter très tôt sur la maroquinerie de luxe en particulier.

La majorité des clients seront néanmoins des Français puisque, contrairement à Londres, Paris n'arrive pas encore à devenir une destination consacrée au shopping, où les touristes se déplacent exclusivement pour les soldes, disent les commerçants.

Après avoir coupé le traditionnel ruban pour lancer ces soldes, la ministre déléguée à l'Artisanat, au Commerce et au Tourisme, Sylvia Pinel, a relayé l'optimisme des commerçants et souhaité que les "consommateurs soient présents pour soutenir l'économie française".

Ces soldes interviennent dans un contexte de net recul de la consommation de produits manufacturés au deuxième trimestre, et en particulier des produits d'habillement, selon les estimations publiées mardi par l'Insee.

Les ménages prévoient de dépenser un peu moins que l'an dernier : 223 euros contre 259 euros à l'été 2011, selon un sondage Ipsos-Logica Business Consulting réalisé pour le Conseil national des centres commerciaux. Selon un sondage BVA-Le Parisien, ils pensent dépenser 227 euros contre 233 euros en 2011.

"Les soldes sont un peu une nécessité financière. Les prix sont quand même très élevés le reste du temps. On attend un peu les soldes pour acheter", explique Florence, 50 ans, une cliente du Forum des Halles.   Suite...

 
<p>Les soldes d'&eacute;t&eacute; ont commenc&eacute; ce mercredi et dureront cinq semaines dans la plupart des r&eacute;gions fran&ccedil;aises. Cette p&eacute;riode repr&eacute;sente une aubaine pour des consommateurs un peu moins enclins &agrave; d&eacute;penser pendant la crise. /Photo prise le 27 juin 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>