26 juin 2012 / 17:34 / dans 5 ans

L'Insee voit la croissance rebondir au 2e semestre

<p>Selon l'Insee, le PIB de la France devrait augmenter de 0,1% au troisi&egrave;me trimestre et de 0,2% au quatri&egrave;me, apr&egrave;s une croissance nulle aux premier et deuxi&egrave;me trimestres, portant &agrave; 0,4% la croissance sur l'ensemble de 2012, un chiffre l&eacute;g&egrave;rement plus faible que la pr&eacute;vision du gouvernement (0,5%). /Photo d'archives/REUTERS</p>

PARIS (Reuters) - Le PIB de la France devrait augmenter de 0,1% au troisième trimestre et de 0,2% au quatrième, après une croissance nulle aux premier et deuxième trimestres, portant à 0,4% la croissance sur l‘ensemble de 2012, a annoncé mardi l‘Insee.

S‘il se confirme, ce faible écart avec la prévision du gouvernement (0,5%) simplifierait la tâche de l‘exécutif, qui cherche 7 à 10 milliards d‘euros pour boucler son budget 2012, une somme qui gonflerait si l‘activité économique s‘effondrait.

La vigueur de la croissance en 2013 serait donc l‘obstacle principal à l‘engagement français de réduire le déficit public à 3% du PIB fin 2013, après 4,5% fin 2012 et 5,2% fin 2011.

Le gouvernement prévoit pour l‘instant que le PIB augmentera de 1,7% l‘an prochain, une prévision supérieure à celles de nombreux économistes, qui pourrait donc être abaissée dans les prochains mois dans le cadre de la préparation du budget 2013.

En se fondant sur ses prévisions, l‘Insee estime à +0,2% l‘acquis de croissance pour 2013, tout en signalant que les incertitudes sont telles que ce chiffre n‘est pas significatif.

La croissance avait été de 1,7% en 2011 et 1,6% en 2010.

La Banque de France a quant à elle estimé début juin que le PIB pourrait baisser de 0,1% au deuxième trimestre.

DÉGRADATION DANS TOUS LES DOMAINES

L‘Insee prévoit que la quasi totalité des indicateurs se dégradera cette année.

L‘emploi marchand serait affecté avec 25.000 postes supprimés sur l‘ensemble de l‘année. Le taux de chômage augmenterait à 10,3% fin 2012, dont 9,9% en métropole, contre 9,8% et 9,3% fin 2011.

Le pouvoir d‘achat baisserait de 0,6% et même de 1,2% par unité de consommation, ce qui permet de mesurer l‘impact individuel, soit le repli le plus important depuis 1984. Par habitant, la baisse du pouvoir d‘achat serait de 1,1% cette année et, par ménage, de 1,6%.

En 2011, le pouvoir d‘achat par unité de consommation avait baissé de 0,1%.

Le taux d’épargne des ménages baisserait à 15,6% sur l‘ensemble de 2012 (15,1% fin 2012) contre 16,2% en moyenne en 2011, alimentant un léger rebond de la consommation des ménages qui progresserait de 0,2% en 2012 comme en 2011.

L‘investissement des entreprises serait atone (-0,3% contre +5,1% en 2011) et leurs marges continueraient à se replier (-1,2 point, à 27,3%) pour atteindre leur plus bas niveau depuis le milieu des années 1980.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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