Wall Street cède 1,09%, l'inquiétude sur le sommet européen pèse

lundi 25 juin 2012 22h52
 

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a commencé la semaine avec une nette baisse, le recul accusé ce lundi par le S&P 500 ayant annulé les gains accumulés depuis le début du mois, les investisseurs, pessimistes sur l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, ne voyant aucune raison de se renforcer sur le marché actions.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 1,09% (138,12 points) à 12.502,66 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 21,30 points, soit 1,60%, à 1.313,72 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 56,26 points (-1,95%) à 2.836,16 points.

Les valeurs bancaires et énergétiques ont subi les reculs les plus importants, l'indice sectoriel énergétique cédant 1,88% sous le coup de la nouvelle baisse des cours de l'or noir, le brut léger américain restant proche du plus bas de huit mois touché la semaine dernière.

L'indice S&P regroupant les valeurs financières a perdu 2,07%, après que l'Espagne a officialisé sa demande d'aide pour son secteur bancaire.

Alors qu'un nouveau sommet européen est censé trouver une solution à la crise de la dette de la zone euro à la fin de la semaine prochaine, les mauvaises nouvelles se sont accumulées au cours de la journée.

D'une part, Chypre est devenu le cinquième pays de la zone euro à solliciter une aide financière de l'Union européenne, expliquant, sans en préciser le montant, avoir besoins de fonds aussi bien pour protéger son secteur financier exposé à la Grèce que pour son déficit budgétaire.

D'autre part, le ministre grec des Finances Vassilis Rapanos, hospitalisé depuis la fin de la semaine dernière, a démissionné, ce qui met en péril la capacité d'Athènes à prendre rapidement des décisions alors que le gouvernement vient à peine d'être formé.

"Un recul des cours du pétrole et un plus bas quasiment record touché par le rendement obligations américaines suggèrent un ralentissement de l'économie mondiale alors le niveau élevé des écarts de rendement entre dettes souveraines européennes et la vigueur du dollar laissent entendre que la crise de la dette n'est pas près d'être résolue", a estimé Mandy Xu, analyste technique dérivés actions chez Credit suisse.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>