Le "coup de pouce" au Smic divise la classe politique

lundi 25 juin 2012 12h38
 

PARIS (Reuters) - L'ampleur du "coup de pouce" au salaire minimum, promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle, sera annoncée mardi mais sa modestie divise déjà la classe politique, tout en irritant à la fois les syndicats et le patronat.

Le gouvernement, dont la fourchette de travail s'établit entre 1,5% et 2%, se dirige vers une hausse limitée. Le ministre du Travail, Michel Sapin avait prévenu qu'il n'y aurait pas de "choc" sur le smic en raison du contexte économique.

La faible ampleur attendue de ce "coup de pouce" est dénoncée à gauche du PS, tandis que la droite dénonce une "fausse bonne idée".

"L'annonce sera faite demain, des chiffres ont été donnés", a déclaré lundi sur i>télé le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici.

"Ils ne seront pas de 4% pour être clair", a-t-il dit, en référence à la hausse demandée par Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.

Le Parti communiste français estime que la hausse d'environ 2% vers laquelle le gouvernement s'oriente serait plus de l'ordre de la "pichenette" que du "coup de pouce".

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, qui souhaitait une hausse de 5%, a estimé sur France Inter qu'une hausse de 2% constituerait un "premier faux pas" de la part du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

"La frustration, je peux la comprendre mais il faut se rendre compte que ce sera la première fois depuis cinq ans (...) qu'il y aura un coup de pouce au smic, il faut aussi savoir que le smic ne doit pas déstabiliser la hiérarchie des salaires car sinon on détruit des emplois", a répondu Pierre Moscovici.

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<p>HAUSSE DU SMIC</p>