Le secteur du médicament demande des garanties à l'UE

lundi 25 juin 2012 12h00
 

par Ben Hirschler

LONDRES (Reuters) - A quelques jours du sommet européen de Bruxelles, les industriels de la pharmacie ont écrit aux dirigeants de l'Union pour leur demander des garanties leur permettant d'assurer l'approvisionnement en médicaments des pays les plus touchés par la crise, comme la Grèce ou l'Espagne.

Confrontés aux baisses de prix imposées par les gouvernements et à l'accumulation d'impayés qui se chiffrent en milliards, les fabricants du secteur souhaitent des mesures exceptionnelles pour prévenir une extension au nord de l'Europe des baisses de prix déjà en oeuvre dans les pays du sud.

Dans la lettre aux dirigeants de l'UE que Reuters s'est procurée, le directeur général du géant GlaxoSmithkline (GSK), Andrew Witty, écrit que laisser se propager des mesures d'austérité handicaperait un secteur qui emploie 660.000 personnes.

"Alors que l'Europe, son économie et ses citoyens traversent une période extraordinaire, des politiques ordinaires - des mesures de maîtrise des coûts qui créent des distorsions de marché - vont détourner les investissements vers l'extérieur", ajoute Andrew Witty, qui préside la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques (Efpia).

Celle-ci a envoyé sa lettre au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et au président du Conseil, Herman Van Rompuy, en vue du sommet de jeudi et vendredi.

La crise de la zone euro exerce une double pression sur les laboratoires pharmaceutiques, censés maintenir l'approvisionnement en médicaments afin d'éviter une catastrophe sanitaire tout en risquant des pertes financières.

Première conséquence concrète de cette situation: le laboratoire allemand Biotest, un petit fournisseur de produits sanguins, a annoncé il y a une dizaine de jours son retrait de Grèce faute de pouvoir se faire payer.

Selon les chiffres du secteur, moins de 1% des médicaments livrés au système de santé grec au premier trimestre ont été payés et cette proportion n'est que de 34% pour l'ensemble de 2011.   Suite...

 
<p>Confront&eacute;s aux baisses de prix impos&eacute;es par les gouvernements et &agrave; l'accumulation d'impay&eacute;s chiffr&eacute;s en milliards, les industriels de la pharmacie ont &eacute;crit aux dirigeants de l'Union pour leur demander des garanties leur permettant d'assurer l'approvisionnement en m&eacute;dicaments des pays les plus touch&eacute;s par la crise, comme la Gr&egrave;ce ou l'Espagne. /Phoot d'archives/REUTERS</p>