Le marché anticipe une vague d'avertissements en Europe

dimanche 24 juin 2012 20h55
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les entreprises européennes, en particulier les valeurs cycliques, devraient annoncer dans les semaines à venir de fortes révisions à la baisse de leurs prévisions de résultats pour 2012, affectées par le ralentissement économique mondiale et la crise en zone euro, estiment l'ensemble des analystes et gérants interrogés par Reuters.

Certains groupes ont déjà ouvert le bal, comme Danone, affectées par le ralentissement de la consommation en Espagne ou encore comme le groupe suédois Volvo.

Carrefour a annoncé pour sa part son retrait de Grèce, un marché jugé trop risqué.

"Ce sont plutôt les valeurs cycliques qui vont souffrir, auxquelles s'ajoutent les télécoms, qui est un secteur devenu très concurrentiel avec une compression des marges", observe Matthieu L'Hoir, stratégiste actions chez Axa IM.

En revanche, le secteur de la pharmacie devrait davantage résister, profitant de la nature défensive de son activité et d'un effet de change favorable, notent les analystes.

Sur le plan géographique, les entreprises allemandes pourraient pâtir davantage que les autres groupes européens du ralentissement économiques des pays émergents, l'Allemagne étant, avec ses exportations vers la Chine, le pays européen le plus exposé à la croissance de ces pays, explique Jérôme Troin-Lajous, vendeur actions chez Louis Capital Markets.

Selon ce dernier, les exportateurs allemands, notamment les PME, pourraient souffrir ainsi que les groupes automobiles dont l'activité a été fortement soutenue par leurs exportations vers les marchés émergents.

DES PRÉVISIONS SURESTIMÉES   Suite...

 
<p>Les entreprises europ&eacute;ennes, en particulier les valeurs cycliques, devraient annoncer dans les semaines &agrave; venir de fortes r&eacute;visions &agrave; la baisse de leurs pr&eacute;visions de r&eacute;sultats pour 2012, affect&eacute;es par le ralentissement &eacute;conomique mondiale et la crise en zone euro, estiment l'ensemble des analystes et g&eacute;rants interrog&eacute;s par Reuters. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>