Après le flou de la campagne, la rigueur se dessine

jeudi 21 juin 2012 11h58
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le flou commence à se dissiper sur les efforts qui seront demandés aux Français pour tenir les dépenses publiques et réduire le déficit comme prévu malgré une conjoncture plus dégradée que ne l'espéraient François Hollande et son équipe.

Après des mesures très symboliques - la baisse du salaire du président et du gouvernement et une taxe sur les dividendes - et des gestes coûteux pour l'Etat comme le futur coup de pouce au salaire minimum, les "mauvaises nouvelles" sont imminentes.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dévoilera la stratégie du gouvernement le 3 juillet et le budget rectificatif, qui devrait comporter de nombreuses hausses d'impôts, sera présenté le 4 en conseil des ministres.

Il aura été précédé par la présentation le 2 juillet de l'audit de la Cour des comptes, qui confirmera l'ampleur des mesures nécessaires pour tenir l'objectif de baisse du déficit à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% fin 2013 après 5,2% fin 2011.

Le gouvernement a d'ores et déjà prévenu qu'il manquait une dizaine de milliards d'euros cette année par rapport à la trajectoire prévue par le précédent gouvernement (soit 0,5 point de PIB). Ces milliards devant être trouvés en urgence, une hausse rapide des prélèvements est l'option la plus probable.

Par delà cette urgence, des détails commencent à émerger sur la façon dont le gouvernement envisage de contraindre la croissance "naturelle" des dépenses publiques à 1,1% par an en moyenne, comme prévu dans le programme de François Hollande.

Au total, ce programme prévoyait un effort d'environ 50 milliards d'euros sur les dépenses et 50 milliards sur les recettes, pour atteindre l'équilibre budgétaire fin 2017.

Le Figaro révèle jeudi certains objectifs qu'auraient fixé les services du Premier ministre au ministère du Budget.   Suite...

 
<p>Le flou commence &agrave; se dissiper sur les efforts qui seront demand&eacute;s aux Fran&ccedil;ais pour tenir les d&eacute;penses publiques et r&eacute;duire le d&eacute;ficit comme pr&eacute;vu malgr&eacute; une conjoncture plus d&eacute;grad&eacute;e que ne l'esp&eacute;raient Fran&ccedil;ois Hollande et son &eacute;quipe. Le Figaro r&eacute;v&egrave;le jeudi que l'objectif serait de r&eacute;duire les d&eacute;penses de fonctionnement de l'Etat de 10% en 2013 et de r&eacute;duire les d&eacute;penses d'intervention - hors social, Education, Justice et Int&eacute;rieur - de 40% au cours des trois prochaines ann&eacute;es. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>