La création d'eurobonds prendra "plusieurs années", dit Ayrault

mercredi 20 juin 2012 20h17
 

PARIS (Reuters) - La création d'obligations européennes permettant de mutualiser la dette des Etats de la zone euro prendra "plusieurs années", déclare le Premier ministre français dans une interview à paraître jeudi dans le journal allemand Die Zeit.

La chancelière allemande, Angela Merkel, est opposée à la mise en place à court terme de ce type d'instrument, proposé par le nouveau président français, François Hollande.

Elle estime qu'il ne pourra en tout état de cause être créé qu'au terme d'un processus d'intégration politique européen.

"Le système de mutualisation de la dette exige une plus grande intégration politique, qui est nécessaire. Cela prendra sans doute plusieurs années", reconnaît Jean-Marc Ayrault, selon le texte en français de l'entretien obtenu auprès de ses services.

Il souhaite cependant que le sujet soit abordé comme une "perspective" lors du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Dans un mémorandum transmis la semaine dernière à ses partenaires et à l'exécutif européen, François Hollande fait lui-même un pas en direction d'Angela Merkel en n'inscrivant les obligations européennes que dans une perspective à 10 ans.

Dans Die Zeit, Jean-Marc Ayrault estime cependant que la situation de la zone euro exige d'agir "sans attendre".

"Nous devons aller vers une supervision bancaire commune, avec un système européen de garantie des dépôts", explique le Premier ministre français.

"Nous pouvons aussi trouver des solutions pour faciliter l'accès au financement des Etats, par exemple par des émissions à court terme ou par la proposition des Sages allemands sur le fonds d'amortissement", ajoute-t-il.   Suite...

 
<p>Dans une interview &agrave; para&icirc;tre jeudi dans le journal allemand Die Zeit, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault estime que la cr&eacute;ation d'obligations europ&eacute;ennes permettant de mutualiser la dette des Etats de la zone euro prendra "plusieurs ann&eacute;es". /Photo prise le 13 juin 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>