21 juin 2012 / 05:23 / il y a 5 ans

La Fed poursuit son programme de soutien

<p>La R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale am&eacute;ricaine a annonc&eacute; mercredi la poursuite de son programme visant &agrave; &eacute;tendre la maturit&eacute; moyenne de ses avoirs jusqu'&agrave; la fin de l'ann&eacute;e, se traduisant par le rachat de titres d'&eacute;ch&eacute;ances de 6 &agrave; 30 ans au rythme actuel mais n'a pas clairement &eacute;voqu&eacute; de nouveaux programmes de rachat d'actifs. /Photo prise le 19 juin 2012/REUTERS/Yuri Gripas</p>

par Mark Felsenthal et Pedro da Costa

WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi un petit coup de pouce à l’économie en annonçant l‘extension jusqu’à la fin de l‘année de son programme visant à étendre la maturité moyenne de ses avoirs, tout en se disant une nouvelle fois prête à faire davantage si nécessaire.

Mais elle n‘a toutefois pas évoqué clairement de nouveaux programmes de rachat d‘actifs, comme beaucoup l‘espéraient, ce qui explique vraisemblablement pourquoi Wall Street a terminé en légère baisse après les décisions de la Fed.

La banque centrale a accru la taille de son opération “Twist” de 267 milliards de dollars (210 milliards d‘euros). Ce programme, qui avait annoncé en septembre pour à l’époque un montant de 400 milliards de dollars, vise à maintenir les taux à long terme au plus bas niveau possible pour soutenir l‘activité en arbitrant des titres courts contre des titres longs dans le bilan de la Fed.

Le programme, qui aurait dû expirer en juin, courra jusqu’à la fin de 2012.

“Nous avons pris une mesure aujourd‘hui, une mesure importante, qui apportera un assouplissement supplémentaire à l’économie et, en outre, nous avons déclaré que nous étions prêts à prendre d‘autres mesures si nécessaire pour promouvoir une croissance durable, donc nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire”, a dit Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale.

Il a ajouté que la Fed disposait encore d‘un rayon d‘action “considérable” pour aider l’économie.

“La politique monétaire n‘est pas la panacée. La politique monétaire en tant que telle ne va pas résoudre nos problèmes économiques (...)”, a encore déclaré Ben Bernanke après que la Fed a abaissé ses prévisions pour 2012 et les deux années suivantes.

La Fed anticipe désormais pour cette année une hausse du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 1,9% et 2,4% contre une fourchette de 2,4%-2,9%. S‘agissant du taux de chômage, la Fed le voit entre 8,0% et 8,2% contre 7,8%-8,0% en avril.

TAUX INCHANGÉS À LEUR PLUS BAS HISTORIQUES

Comme attendu, elle n‘a pas touché à ses taux d‘intérêt, maintenant l‘objectif des Fed Funds entre zéro et 0,25% et promettant de les maintenir à un niveau extrêmement bas au moins jusqu’à fin 2014.

Exprimant ses inquiétudes à l’égard de la santé des marchés financiers mondiaux, qui pâtissent selon elle de la situation en zone euro, la Fed a dit que la poursuite du programme Twist devrait exercer une pression baissière sur les taux d‘intérêt les plus longs et rendre les conditions de financement dans l‘ensemble plus accommodantes.

“Ce n‘est pas aussi favorable à la croissance qu‘attendu. La poursuite de l‘Opération Twist jusqu’à la fin de l‘année était attendue. Au delà de ça, ils n‘ont pas donné de signe montrant qu‘ils étaient prêts à des rachats d‘actifs, c‘est à dire à mettre en oeuvre un nouveau QE3”, a commenté Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange.

L’économie américaine montre de plus en plus de signes de ralentissement, alors que la croissance des économies émergentes baisse d‘un ton et que l‘Europe reste engluée dans la crise de la dette souveraine.

Le Fed a d‘ailleurs exprimé ses craintes vis-à-vis de l’évolution de la consommation, pilier de l’économie du pays.

Le marché américain du travail a créé nettement moins d‘emplois que prévu au mois de mai et le taux de chômage est reparti à la hausse, a annoncé début juin le département du Travail.

L’économie américaine n‘a créé que 69.000 emplois non agricoles le mois dernier et le taux de chômage a progressé à 8,2%, le niveau qui était le sien au mois de mars.

Fin mai, le département du Commerce annonçait déjà que le Produit intérieur brut et le marché du travail américains donnaient des signes d‘essoufflement.

Le PIB a progressé de 1,9% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, après +3,0% sur octobre-décembre et 2,2% en première estimation, selon les chiffres du département du Commerce.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below