Le G20 soutient les efforts de l'Europe pour sortir de la crise

mercredi 20 juin 2012 07h32
 

LOS CABOS, Mexique (Reuters) - L'Europe a reçu mardi le soutien des dirigeants du G20 réunis au Mexique à son projet de jeter les bases d'une refonte de son système bancaire, dans l'optique de régler l'interminable crise de la dette souveraine et de restaurer la confiance.

A plusieurs reprises, le principe d'une intégration du secteur bancaire à l'échelle européenne a été évoqué afin de briser la "boucle" qui lie pour l'instant les Etats souverains et les banques, dont les coûteuses recapitalisations se traduisent par un creusement des déficits publics.

Le président américain Barack Obama a dit avoir perçu le sentiment d'urgence chez les Européens, qui savent quelles mesures prendre pour "faire tomber la fièvre".

"Chaque pas montre que l'Europe se dirige vers davantage d'intégration plutôt que vers une rupture", a-t-il déclaré au terme de deux jours de réunions entre les dirigeants des 20 pays les plus industrialisés et émergents à Los Cabos, au Mexique.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a salué le processus en cours, estimant que "les graines d'un plan de reprise étaient plantées".

"Ce n'est pas grave si cela prend beaucoup de temps, il faut que ce soit bien fait", a-t-elle estimé, invitant à prendre en parallèle des mesures d'urgence et à plus long terme.

Les dirigeants du G20 attendent maintenant le Conseil européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, qui devrait lancer le processus vers davantage d'intégration, via notamment une union bancaire.

D'ici là, une réunion intermédiaire à quatre - le Français François Hollande, l'Allemande Angela Merkel, l'Italien Mario Monti et l'Espagnol Mariano Rajoy - est prévue vendredi à Rome.

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<p>L'Europe a re&ccedil;u mardi le soutien des dirigeants du G20 r&eacute;unis au Mexique &agrave; son projet de jeter les bases d'une refonte de son syst&egrave;me bancaire, dans l'optique de r&eacute;gler l'interminable crise de la dette souveraine. /Photo prise le 19 juin 2012/REUTERS/Pr&eacute;sidence mexicaine</p>