Le "site France" reste attractif

mardi 19 juin 2012 18h58
 

PARIS (Reuters) - Le "site France" reste attractif aux yeux des investisseurs étrangers même s'il passe de la deuxième à la troisième place en Europe, derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, selon un baromètre annuel réalisé par Ernst & Young.

A l'heure où économistes et politiques débattent de la perte de compétitivité de l'Hexagone, les experts du cabinet d'audit rappellent même que la France a été en 2011 la première terre d'accueil européenne pour les implantations industrielles et ce pour la troisième année consécutive.

"La France enregistre un léger tassement de ses implantations internationales (au sens large, NDLR). Avec 540 nouveaux projets annoncés en 2011 contre 562 en 2010, la création d'emplois qui leur est associée recule de 12%, de 14.922 à 13.164 emplois. Quant à sa 'part de marché', elle tombe de 11% à 8% du total européen", peut-on lire dans ce rapport.

"L'Allemagne réussit cette année à déloger la France de la deuxième place avec 597 projets recensés (+7%). Malgré un recul sensible (-7%), le Royaume-Uni défend avec succès son leadership avec 679 projets et plus de 30.000 emplois, un chiffre qui équivaut à la somme des emplois créés par ses deux principaux concurrents."

Le Royaume-Uni bénéficie logiquement de la puissance de feu de la City, de son tissu d'entreprises de services, particulièrement dans le "Grand Londres", et de l'anglais, langue internationale par excellence.

L'Allemagne continue de son côté de tirer parti d'efforts engagés depuis plusieurs années pour renforcer son offre haut de gamme, d'un coût du travail jugé attrayant dans le contexte économique actuel et de la force de son marché intérieur.

"LA BATAILLE INDUSTRIELLE PAS PERDUE"

Côté production en revanche, la France, avec 170 projets annoncés en 2011, surclasse ses voisins allemand (121) et britannique (92).

"Il s'agit évidemment d'une goutte d'eau au regard du 'trend   Suite...

 
<p>Le quartier financier de la D&eacute;fense et sa tour "First", aux portes de Paris. Le "site France" reste attractif aux yeux des investisseurs &eacute;trangers m&ecirc;me s'il passe de la deuxi&egrave;me &agrave; la troisi&egrave;me place en Europe, derri&egrave;re l'Allemagne et le Royaume-Uni, selon un barom&egrave;tre annuel r&eacute;alis&eacute; par Ernst &amp; Young. /Photo prise le 6 mai 2011/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>