La France croit à un accord évolutif sur la zone euro

mardi 19 juin 2012 13h46
 

par Yves Clarisse

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises font assaut d'optimisme sur les chances de parvenir fin juin à un accord européen sur la croissance, après avoir proposé à l'Allemagne un processus progressif sur la mutualisation de la dette et l'intégration de l'UE.

Angela Merkel avait jeté un froid vendredi dernier en estimant que l'idée française de lancer des euro-obligations plongerait l'Allemagne dans la "médiocrité", la dette allemande étant alors mêlée à celles de pays mal gérés.

Cet accès de nervosité avait été notamment attribué à la réception mercredi dernier par François Hollande des dirigeants de l'opposition social-démocrate allemande, ce qui a pu être considéré comme une alliance de contournement même si l'Elysée affirme que la chancelière avait été prévenue.

Le ministre français du Travail, Michel Sapin, a reconnu lundi en marge du G20 de Los Cabos, au Mexique, qu'il existait des "tensions" entre certains pays européens sur les moyens de sauver la zone euro avant l'échéance cruciale du Conseil européen des 28 et 29 juin. Mais il les a minimisées.

"Ce n'est pas une nouveauté. Il existe des difficultés, des tensions (en Europe)", ajoutant que les négociateurs étaient à l'oeuvre pour les aplanir afin de parvenir à un accord.

Le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a relativisé mardi les critiques de Berlin, estimant sur Canal+ qu'il valait mieux mettre tous les éléments sur la table pour que les positions soient "clairement exprimées".

"Si on veut construire une nouvelle politique pour l'Europe et réorienter l'Europe sur le chemin de la croissance, il faut qu'on soit capable de se dire les choses", a-t-il dit.

Pour l'entourage de François Hollande, les éléments d'un compromis sont présents grâce aux propositions contenues dans un document sur le "Pacte pour la croissance en Europe" transmis jeudi dernier aux partenaires européens de la France.   Suite...

 
<p>Les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises font assaut d'optimisme sur les chances de parvenir fin juin &agrave; un accord europ&eacute;en sur la croissance, apr&egrave;s avoir propos&eacute; &agrave; l'Allemagne un processus progressif sur la mutualisation de la dette et l'int&eacute;gration de l'UE. Le ministre fran&ccedil;ais du Travail, Michel Sapin, a reconnu qu'il existait des "tensions" entre certains pays europ&eacute;ens sur les moyens de sauver la zone euro mais il les a minimis&eacute;es. /Photo prise le 5 juin 2012/REUTERS/Julien Muguet</p>