L'espoir d'une coalition pro-austérité en Grèce ne rassure pas

lundi 18 juin 2012 14h35
 

par Dina Kyriakidou et Stephen Brown

ATHENES/BERLIN (Reuters) - La perspective d'un gouvernement favorable aux mesures d'austérité en échange d'une aide internationale en Grèce n'a apporté qu'un bref soulagement sur les marchés financiers, les partenaires européens d'Athènes la saluant avec prudence et l'Allemagne posant les limites à d'éventuelles concessions.

Les partis politiques grecs soutenant le plan d'aide internationale se sont attelés lundi à la tâche de former un gouvernement majoritaire au parlement au lendemain de leur victoire aux élections législatives.

Après le blocage institutionnel provoqué par le précédent scrutin du 6 mai, le succès des conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) sur la Coalition de la gauche radicale (Syriza), hostile à l'austérité mais arrivée deuxième, écarte à court terme le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Antonis Samaras, chef de file de ND, s'est vu confier par le président Karolos Papoulias la tâche de mener les négociations en vue de former un gouvernement.

Il a appelé à la formation d'une large coalition et s'est dit prêt à essayer de négocier un allègement des mesures d'austérité, décriées par de nombreux Grecs, confrontés depuis cinq ans à une profonde récession.

Après dépouillement de 99% des bulletins de vote, les conservateurs de Nouvelle Démocratie sortent vainqueurs des urnes avec 29,7% des voix, devant Syriza (26,9%), les socialistes du Pasok arrivant loin derrière en troisième position.

En raison de la prime de 50 élus accordée au vainqueur du scrutin, Nouvelle Démocratie devrait, avec le Pasok, disposer d'une majorité de 162 élus à la Vouli, le parlement monocaméral de 300 sièges.

BAILLEURS DE FONDS PRUDENTS, FERMETÉ DE BERLIN   Suite...

 
<p>Antonis Samaras (&agrave; gauche), leader des conservateurs grecs, arriv&eacute;s en t&ecirc;te des l&eacute;gislatives de dimanche et le pr&eacute;sident Karolos Papoulias, &agrave; Ath&egrave;nes. La perspective d'un gouvernement favorable aux mesures d'aust&eacute;rit&eacute; en &eacute;change d'une aide internationale n'a apport&eacute; qu'un bref soulagement sur les march&eacute;s financiers. Les partenaires europ&eacute;ens d'Ath&egrave;nes la saluent avec prudence et l'Allemagne pose les limites &agrave; d'&eacute;ventuelles concessions. /Photo prise le 18 juin 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>