Le nouveau PDG se donne trois ans pour redresser Carrefour

lundi 18 juin 2012 17h22
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le nouveau PDG de Carrefour se donne trois ans pour redresser le distributeur à la dérive, avec une priorité au désendettement, à la décentralisation et à la réduction de ses frais généraux comme de ses dépenses publicitaires.

Dans une salle comble du Carrousel du Louvre, Georges Plassat a dressé lundi devant les actionnaires un tableau sans concession de l'état actuel du groupe, miné par une accumulation d'erreurs stratégiques, de lourdeurs administratives, par une valse de dirigeants sans précédent et par la perte du sens du client.

Pour redresser la barre, dans un environnement économique particulièrement difficile, il a demandé patience et "bienveillance" à son auditoire.

"Il y aura des vents contraires", a-t-il reconnu. "Il faut trois ans pour relancer la machine. Le temps de mon mandat. Si nous y arrivons, la société aura fait un très bon travail."

Le successeur de Lars Olofsson, qui a quitté le groupe le mois dernier après l'avoir mené au bord du gouffre, a insisté sur le manque de cash généré par l'entreprise et sur la nécessité de la désendetter.

Ce désendettement pourrait passer par des cessions d'actifs à l'international, Georges Plassat jugeant que Carrefour ne "pouvait pas être partout dans le monde", ses positions étant attaquées par des acteurs locaux plus réactifs.

Le distributeur a déjà annoncé la semaine dernière son retrait de Grèce, où la cure d'austérité économique pèse sur la consommation.

"Nous ne sommes pas forcément mieux placés en Turquie que nos partenaires turcs, nous n'avons pas forcément besoin d'être à 100% en Indonésie", a observé Georges Plassat.   Suite...

 
<p>Georges Plassat, le nouveau PDG de Carrefour, a d&eacute;taill&eacute; lundi son plan de redressement du groupe de distribution qui devrait prendre trois ans et passe par le d&eacute;sendettement, la d&eacute;centralisation, la r&eacute;duction des co&ucirc;ts et le retrait de certains march&eacute;s comme ici en Gr&egrave;ce. /Photo prise le 15 juin 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>