Wall Street sous haute tension après le scrutin grec

dimanche 17 juin 2012 18h57
 

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Les investisseurs seront focalisés lundi sur l'issue des élections grecques de dimanche, qui auront indubitablement pour conséquence d'accroître la volatilité sur les marchés américains, estiment des analystes et gérants de portefeuilles.

Les élections législatives grecques marquent un tournant décisif pour le pays et son appartenance à la zone euro, avec les conséquences en chaîne que cela pourrait avoir sur l'ensemble du bloc monétaire européen.

Le reste de la semaine ne devrait pas être plus calme.

La Réserve fédérale doit publier sa déclaration de politique monétaire mercredi, à l'issue de sa réunion de deux jours, alors que la longue série d'avertissements et d'abaissements de notations de dettes souveraines devrait se poursuivre.

Face au danger de déstabilisation à l'issue du scrutin grec, les banques centrales des principales puissances économiques se tiennent prêtes à stabiliser les marchés et à prévenir tout assèchement des liquidités si nécessaire.

De nombreux investisseurs se sont préparés au pire.

"Les gens ont largement couvert leurs positions au cours des deux dernières semaines avant ce week-end", note Alec Levine, stratégiste sur les marchés dérivés chez Newedge Group.

Malgré les inquiétudes concernant le résultat des élections grecques et ses retombées, les Bourses américaines ont fini la semaine sur une note positive, affichant leur deuxième hausse hebdomadaire d'affilée. L'indice de référence Standard & Poor's conserve un gain de 6,8% depuis le début de l'année, tout en restant bien en dessous de ses plus hauts de l'année.   Suite...

 
<p>Analystes et g&eacute;rants de portefeuilles estiment que les investisseurs seront focalis&eacute;s lundi sur l'issue des &eacute;lections grecques de dimanche, qui auront indubitablement pour cons&eacute;quence d'accro&icirc;tre la volatilit&eacute; sur les march&eacute;s am&eacute;ricains. /Photo prise le 15 juin 2012/REUTERS/Eric Thayer</p>