Nouveau plan pour la croissance et les privatisations en Italie

vendredi 15 juin 2012 20h06
 

par Giuseppe Fonte

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a annoncé vendredi un programme de privatisations, de réduction des dépenses des ministères et d'aides fiscales aux ménages et aux entreprises dans le cadre d'un "décret de croissance" censé contrer les effets néfastes de la rigueur budgétaire.

Alors que la cote de confiance du président du Conseil Mario Monti est au plus bas depuis son arrivée à la tête du gouvernement et que le pays traverse une récession, ce plan vise à marquer un changement d'orientation de la politique économique.

"La croissance et la réduction de la taille et du poids de l'Etat ont servi de lignes directrices au conseil des ministres d'aujourd'hui", a dit Mario Monti à la presse, qualifiant de "solide" le plan de 70 pages approuvé par son gouvernement.

Le ministère de l'Economie et les services de la présidence du Conseil devront tailler dans leurs effectifs, ce qui marquera selon Mario Monti la première étape d'une réduction de cinq milliards d'euros des dépenses publiques cette année.

Le ministère de l'Economie va parallèlement céder d'ici la fin de l'année trois entreprises à la holding publique Cassa Depositi et Prestiti (CDP) pour une dizaine de milliards d'euros, un premier versement de six milliards devant intervenir d'ici 30 jours, a précisé un communiqué.

Le produit de ces cessions sera consacré au désendettement de l'Etat et au paiement des factures aux fournisseurs privés.

Le plan, adopté par décret, entre en application immédiatement mais il doit être approuvé par le parlement dans les 60 jours pour avoir force de loi.

Mario Monti a eu des difficultés ces derniers mois pour faire adopter les réformes d'envergure promises lorsqu'il a pris la succession de Silvio Berlusconi en novembre.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du Conseil Mario Monti. Le gouvernement italien a annonc&eacute; vendredi un programme de privatisations, de r&eacute;duction des d&eacute;penses des minist&egrave;res et d'aides fiscales aux m&eacute;nages et aux entreprises dans le cadre d'un "d&eacute;cret de croissance" cens&eacute; contrer les effets n&eacute;fastes de la rigueur budg&eacute;taire. /Photo prise le 13 juin 2012/REUTERS/Thomas Peter</p>