13 juin 2012 / 17:59 / dans 5 ans

Les traders étaient bien intentionnés, dit le PDG de JPMorgan

<p>S'exprimant devant une commission s&eacute;natoriale, Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, a dit que les erreurs de trading qui ont co&ucirc;t&eacute; des milliards de dollars &agrave; la banque partaient d'une bonne intention et a r&eacute;affirm&eacute; son scepticisme &agrave; l'&eacute;gard du projet de s&eacute;paration des m&eacute;tiers d'affaires et de d&eacute;tail. /Photo prise le 13 juin 2012/REUTERS/Larry Downing</p>

WAHSINGTON (Reuters) - Les erreurs de trading qui ont coûté des milliards de dollars à JPMorgan sont inexcusables, mais elles partaient d‘une bonne intention, a déclaré mercredi son président-directeur général Jamie Dimon, tout en redisant son scepticisme à l’égard du projet de séparation des métiers d‘affaires et de détail.

S‘exprimant devant une commission sénatoriale, il a déclaré que les traders à l‘origine de cette perte étaient bien intentionnés mais que leur stratégie avait mal été mise en oeuvre tandis que l‘encadrement de la banque n‘est pas parvenu à maîtriser les agissements de ses bureaux de Londres.

Les sénateurs ont demandé si les pertes, dont le montant est pour l‘heure évalué à plus de deux milliards de dollars, trouvaient vraiment leur origine dans un instrument de couverture ou si elle étaient plutôt imputables à un pari spéculatif, caché aux actionnaires et aux régulateurs.

“Ce portefeuille de crédits synthétiques était destiné à faire gagner beaucoup d‘argent en cas de crise. Je considère cela comme un instrument de couverture”, a répondu James Dimon.

“Ce en quoi cela a muté, je n‘essayerai pas de le défendre.”

Son audition, très attendue, a été mouvementée, de nombreux manifestants l‘interrompant à plusieurs reprises. L‘un d‘entre eux l‘a bruyamment qualifié “d‘escroc” au moment où il arrivait à la barre.

D‘autres manifestants l‘ont appelé à cesser les saisies immobilières avant d’être expulsés.

James Dimon a reconnu à plusieurs reprises que la banque avait échoué en ne détectant pas à temps les risques de plus en plus élevés pris à Londres et a indiqué que la banque allait réfléchir à la possibilité de reprendre une partie des salaires versés à certains de ses dirigeants une fois que le conseil d‘administration aura terminé son enquête.

Dave Clarke et David Henry, Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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