L'Italie et Chypre vulnérables à la contagion en zone euro

mercredi 13 juin 2012 19h48
 

par Steve Scherer et Jan Strupczewski

ROME/BRUXELLES (Reuters) - L'Allemagne a appelé mercredi l'Italie à poursuivre la mise en oeuvre des réformes engagées par le président du Conseil Mario Monti afin d'éviter de devenir la prochaine victime de la crise de la dette en zone euro, alors que le sauvetage annoncé des banques espagnoles peine à dissiper les inquiétudes des marchés.

"Si l'Italie continue sur la voie de Monti, il n'y aura pas de risques", a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien au quotidien la Stampa.

Signe des inquiétudes du marché, le coût d'emprunt de Rome a atteint mercredi son plus haut niveau depuis six mois, reflet des inquiétudes du marché quant à sa capacité à gérer sa dette.

L'Italie a adjugé pour 6,5 milliards d'euros de bons à 12 mois - soit le total espéré - mais à un rendement qui a bondi à 3,97% contre 2,34% il y a un mois lors d'une opération similaire.

La dette publique de l'Italie, qui atteint 1.900 milliards d'euros, représente 120% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Seule la Grèce affiche un ratio d'endettement plus élevé.

Wolfgang Schäuble a estimé que l'Italie avait fait d'énormes progrès, notamment sur le front de la réforme des retraites et du marché du travail, depuis l'entrée en fonctions à l'automne du gouvernement de techniciens formé par Mario Monti.

Mario Monti, dont la popularité est sur le déclin après quelques mois d'un relatif état de grâce, a demandé de son côté aux parlementaires italiens de lui apporter un soutien politique clair avant une série de rendez-vous internationaux cruciaux pour l'Italie et la zone euro.

"Nous devrions utiliser ces nouvelles difficultés pour redoubler d'efforts à la fois sur le front européen et dans les affaires politiques italiennes", a-t-il dit lors d'un discours à la chambre des députés.   Suite...

 
<p>Signe des inqui&eacute;tudes du march&eacute;, le co&ucirc;t d'emprunt de Rome a atteint mercredi son plus haut niveau depuis six mois, reflet des inqui&eacute;tudes du march&eacute; quant &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; g&eacute;rer sa dette. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>