Free mobile doit transformer l'essai après un début éclair

mardi 12 juin 2012 20h45
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Iliad, qui vient de réussir un démarrage en trombe sur le marché du mobile en France, doit à présent transformer l'essai en déployant son réseau sur l'ensemble du territoire et en commuant la rapide croissance de ses abonnés en bénéfices.

Invité du sommet Reuters des médias et des technologies, son directeur financier Thomas Reynaud a indiqué que la réussite du dernier né des opérateurs de téléphonie mobile dépendrait de la vitesse à laquelle il pourrait installer des antennes et faire migrer ses clients vers son offre la plus chère.

Lancé le 10 janvier, le quatrième entrant a déjà conquis 2,6 millions d'abonnés et près de 4% du marché au premier trimestre avec deux forfaits à prix cassés : un forfait de base à deux euros et un illimité à 19,99 euros par mois.

"Il est assez difficile après seulement cinq mois d'expérience de parler de manière définitive, nous n'avons pas encore atteint notre vitesse de croisière", a expliqué l'ancien banquier d'affaires à l'occasion du sommet organisé du 11 au 14 juin à New York, Londres et Paris.

"Chaque jour qui passe, nous affinons notre compréhension de ce qui se passe et de l'équation économique", a-t-il dit.

Le directeur financier n'a pas souhaité préciser à quel horizon le nouvel opérateur mobile pourrait devenir rentable ni le niveau de part de marché nécessaire pour atteindre l'équilibre.

"Nous avons toujours dit que notre activité mobile serait profitable à moyen long terme, nous le maintenons", a-t-il expliqué, en réaffirmant l'objectif d'atteindre à terme une part de marché de 15 à 25%.

Déployer un réseau mobile sur l'ensemble territoire sera l'un des principaux défis que devra relever l'opérateur qui se repose pour l'instant en partie sur le réseau de son concurrent France Télécom. Free lui versera en contrepartie un milliard d'euros sur trois ans.   Suite...

 
<p>Thomas Reynaud, directeur financier d'Iliad, la maison m&egrave;re de Free, lors du sommet Reuters des m&eacute;dias et des technologies. Il y a indiqu&eacute; que la r&eacute;ussite du dernier n&eacute; des op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile d&eacute;pendrait de la vitesse &agrave; laquelle il pourrait installer des antennes et faire migrer ses clients vers son offre la plus ch&egrave;re. /Photo prise le 12 juin 2012/REUTERS/Mal Langsdon</p>