Paris et Berlin en quête de compromis face à la crise

mardi 12 juin 2012 17h11
 

PARIS (Reuters) - La France et l'Allemagne sont en quête de compromis pour favoriser à la fois la croissance et une plus grande intégration européenne dans l'optique du conseil européen des 28 et 29 juin, ont déclaré mardi leurs ministres délégués des Affaires étrangères.

Le Français Bernard Cazeneuve et l'Allemand Michael Link ont confirmé à l'issue d'un entretien à Paris que les deux premières économies de la zone euro divergeaient sur les moyens de relancer la croissance économique, Berlin excluant toute dette supplémentaire.

Une source française a précisé que Paris préparait un document détaillant ses propositions pour la présidence du conseil européen, sans dire quand ce texte serait présenté.

Bernard Cazeneuve a répété la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour la croissance, sans renier celle de réduire les déficits publics.

"Nous sommes très désireux de poursuivre la discussion politique sur ce qui relève du processus d'intégration plus important", a-t-il dit à des journalistes. "En même temps, tout ce qui procède des dispositifs d'organisation et d'intégration ne peut pas constituer la réponse aux urgences de la crise."

"Nous continuons à dire qu'il faut, face à l'ampleur de la crise, des solutions urgentes pour la croissance", a-t-il poursuivi. "Nous considérons que les deux sujets doivent être traités de façon parallèle."

Entre France et Allemagne, "nous avons des divergences, nous les exprimons. Nous avons le souhait de faire en sorte que l'Union européenne surmonte la crise, nous savons que pour cela il faut des compromis", a ajouté Bernard Cazeneuve.

RENCONTRE HOLLANDE-SPD MERCREDI

Michael Link a déclaré que, côté allemand, "nous considérons que la croissance est une croissance qui s'autofinance, s'autoalimente. Il ne doit en aucun cas s'agir d'une croissance financée par la constitution de nouvelles dettes".   Suite...

 
<p>Angela Merkel et Fran&ccedil;ois Hollande lors du sommet europ&eacute;en de mai dernier. La France et l'Allemagne sont en qu&ecirc;te de compromis pour favoriser &agrave; la fois la croissance et une plus grande int&eacute;gration europ&eacute;enne dans l'optique du conseil europ&eacute;en des 28 et 29 juin. /Photo prise le 23 mai 2012/REUTERS/Fran&ccedil;ois Lenoir</p>