Les caisses d'épargne espagnoles, 1res bénéficiaires de l'aide

lundi 11 juin 2012 13h21
 

par Sonya Dowsett

MADRID (Reuters) - Déjà soutenues par l'Etat, sept anciennes caisses d'épargne devraient être les premières bénéficiaires du plan de sauvetage européen même si toutes les banques espagnoles, à l'exception des plus grandes, pourraient se bousculer pour y recourir.

Les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu'à 100 milliards d'euros à l'Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques.

Cette aide sera supervisée par une troïka composée du Fonds monétaire international (FMI), de l'Eurogroupe et de la Banque centrale européenne (BCE), comme les plans de sauvetage accordés à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal, a précisé lundi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia.

Sa mise en oeuvre sera conditionnée à l'existence de plans de restructuration des banques qui en formuleront la demande, a-t-il ajouté.

Cela devrait notamment être le cas des "cajas" - les caisses d'épargne - les plus en difficulté, qui représentent environ 22% du système bancaire espagnol et qui ont été sévèrement affectées par l'explosion de la bulle immobilière en 2008.

L'Espagne compte une dizaine de cajas, quatre fois moins qu'il y a deux ans, quand le gouvernement leur a imposé un programme de rapprochement. Selon un rapport du FMI publié vendredi, elles restent les plus exposées aux créances douteuses.

Le FMI n'a pas cité de nom mais sept cajas ont déjà bénéficié d'une aide de l'Etat espagnol pour absorber leurs pertes et supporter le coût des opérations de fusion.

Il s'agit de Catalunya Caixa; Unnim - qui fait désormais partie de BBVA; Espana-Duero - qui a fusionné avec Unicaja; NovaCaixaGalicia; Bankia; Banco Mare Nostrum; et Banca Civica - qui appartient à CaixaBank.   Suite...

 
<p>D&eacute;j&agrave; soutenues par l'Etat, sept anciennes caisses d'&eacute;pargne, dont Bankia, devraient &ecirc;tre les premi&egrave;res b&eacute;n&eacute;ficiaires du plan de sauvetage europ&eacute;en m&ecirc;me si toutes les banques espagnoles, &agrave; l'exception des plus grandes, pourraient se bousculer pour y recourir. /Photo prise le 30 mai 2012/REUTERS/Sergio Perez</p>