Wall Street devrait profiter de l'aide à l'Espagne

dimanche 10 juin 2012 17h26
 

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Après avoir enregistré la semaine dernière sa meilleure performance hebdomadaire de 2012, Wall Street devrait poursuivre sur sa lancée après que les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu'à 100 milliards d'euros à l'Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques en difficulté.

L'ampleur de la somme mise de côté devrait dissiper, du moins pour un moment, les nuages noirs qui s'étaient accumulés ces dernières semaines au-dessus des marchés financiers, les investisseurs ayant redouté un moment que la zone euro n'allait pas survivre à une crise bancaire espagnole et à une possible sortie de l'Union économique et monétaire (UEM) de la Grèce.

L'Espagne a dit vouloir bénéficier d'une aide pour ses banques mais sans en préciser le montant exact tant que l'évaluation des besoins de recapitalisation du système bancaire espagnol par deux cabinets de consultants indépendants, Oliver Wyman et Roland Berger, n'aura pas été publiée, ce qui doit intervenir avant le 21 juin.

Certains auraient aimé que le montant exact de l'aide à l'Espagne -ainsi que la provenance des sommes- soient connus avant les élections législatives grecques du 17 juin, qui pourraient in fine se traduire par une sortie d'Athènes de la zone euro si ce scrutin ne parvient pas à faire émerger une majorité soutenant les mesures d'austérité liées au deuxième plan de sauvetage du pays.

"Ceci est une étape importante pour éviter toute contagion", a toutefois estimé Tim Speiss, partenaire chez EisnerAmper.

"La somme est assez conséquente, plus élevée que prévu. Même si nous avons besoin de davantage de détails, ce plan devrait apaiser les craintes sur le court terme."

A l'issue d'une conférence téléphonique de plus deux heures et demie entre les grands argentiers de la zone euro dans un climat qualifié de tendu par plusieurs sources, l'Eurogroupe et Madrid ont déclaré que le montant de l'aide serait suffisamment conséquent pour dissiper les doutes.

Pour Wall Street, tout élément susceptible d'apaiser les inquiétudes relatives à la zone euro est bon à prendre. Sur le mois de mai, le S&P 500 avait chuté de 6,3% dans la foulée de l'impasse politique grecque et d'un éclatement au grand jour de la crise bancaire espagnole, avec la nationalisation de Bankia, quatrième établissement du pays.   Suite...

 
<p>Apr&egrave;s avoir enregistr&eacute; la semaine derni&egrave;re sa meilleure performance hebdomadaire de 2012, Wall Street devrait poursuivre sur sa lanc&eacute;e apr&egrave;s que les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de pr&ecirc;ter jusqu'&agrave; 100 milliards d'euros &agrave; l'Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques en difficult&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson</p>