Les banques espagnoles auraient besoin d'au moins 40 milliards

samedi 9 juin 2012 09h19
 

WASHINGTON (Reuters) - L'Espagne a besoin d'injecter au moins 40 milliards d'euros de capital supplémentaire dans plusieurs de ses banques pour leur permettre de résister dans un environnement économique difficile, estime le Fonds monétaire international dans son rapport publié vendredi.

Les tests de résistance ("stress tests") que le FMI a fait subir aux banques ne tiennent pas compte des fonds propres supplémentaires qui seraient nécessaires pour couvrir les coûts de restructuration et les pertes sur prêts.

Selon un responsable du FMI, un tel matelas devrait être en principe de 1,5 à deux fois plus gros pour convaincre les marchés que l'Espagne est suffisamment bien dotée pour amortir les chocs.

Dans ce cas, cela mettrait le montant du capital requis pour stabiliser le système bancaire espagnol à 80 milliards d'euros. Le FMI n'a toutefois pas donné de chiffre dans son rapport.

L'agence de notation Fitch, qui a abaissé jeudi la note souveraine de l'Espagne de trois crans, estime pour sa part que la recapitalisation des banques espagnoles pourrait se situer entre 60 et 100 milliards d'euros, l'équivalent de 6% à 9% du produit intérieur brut.

L'Espagne devrait demander officiellement ce week-end à ses partenaires européens de l'aider à renflouer ses banques pour éviter une nouvelle escalade de la crise, devenant ainsi le quatrième pays de la zone euro à solliciter un soutien extérieur après l'Irlande, le Portugal et la Grèce, a-t-on appris vendredi de plusieurs sources.

Mais le gouvernement a fait savoir qu'il avait besoin d'au moins une estimation préliminaire sur le montant des capitaux requis par les banques avant de prendre une décision.

LE COEUR DU SYSTÈME RÉSISTANT

C'est pourquoi le rapport du FMI, qui devait être publié lundi à l'origine, est considéré comme très important pour aider l'Espagne à formuler sa requête.   Suite...

 
<p>L'Espagne a besoin d'injecter au moins 40 milliards d'euros de capital suppl&eacute;mentaire dans plusieurs de ses banques pour leur permettre de r&eacute;sister dans un environnement &eacute;conomique difficile, selon un rapport du Fonds mon&eacute;taire international publi&eacute; vendredi. /Photo d'archives/REUTERS/Sukree Sukplang</p>