Madrid au secours des dettes de santé des régions autonomes

vendredi 8 juin 2012 22h06
 

MADRID (Reuters) - Le gouvernement espagnol a finalisé vendredi un plan de remboursement des dettes contractées dans le domaine de la santé par les régions autonomes, alors que des pharmacies sont restées fermées en protestation contre les impayés.

La vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, a dit que le gouvernement central paierait 17 milliards d'euros aux fournisseurs des communautés autonomes du pays.

"L'industrie pharmaceutique juge positivement le plan, car il permet de régler un problème qui menaçait la survie d'entreprises et le fonctionnement normal des services de santé", a déclaré une porte-parole de Farmaindustria, qui représente les pharmaciens espagnols.

Dans la région de Valence, les pharmacies étaient fermées vendredi pour le deuxième jour consécutif pour protester contre des non-remboursements de médicaments délivrés depuis février.

Un porte-parole des laboratoires Sanofi a dit que l'entreprise avait "des problèmes d'impayés, comme de nombreux fournisseurs" en Espagne, espérant que la décision de Madrid allait apporter une solution au problème.

"Plusieurs hôpitaux n'ont plus payé leurs factures depuis deux ans. Pour ce qui est de l'Espagne, nous avons commencé en 2011 à insister sur notre politique de crédit. Aujourd'hui, cette situation s'applique à douze hôpitaux dans quatre des 17 régions autonomes", a déclaré de son côté Silvia Dobri, une porte-parole du laboratoire suisse Roche.

Les 17 régions autonomes espagnoles sont à l'origine d'environ la moitié des dépenses publiques du pays et ont leurs propres budgets de santé et d'éducation.

Clare Kane, Benjamin Massot pour le service français

 
<p>La vice-pr&eacute;sidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria. Le gouvernement espagnol a finalis&eacute; vendredi un plan de remboursement des dettes contract&eacute;es dans le domaine de la sant&eacute; par les r&eacute;gions autonomes, alors que des pharmacies sont rest&eacute;es ferm&eacute;es en protestation contre les impay&eacute;s. /Photo prise le 20 avril 2012/REUTERS/Sergio Perez</p>