Les banques à la manoeuvre contre les projets présidentiels

vendredi 8 juin 2012 15h18
 

par Lionel Laurent et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les grandes banques françaises s'activent en coulisse pour limiter l'impact des réformes financières promises par François Hollande, qui souhaite lancer le chantier dès cet été.

Le chef de l'Etat veut dans le même temps séparer les activités de dépôts des activités de marché les plus spéculatives pour rendre le système bancaire plus sûr, augmenter de 15% la taxation des banques, lutter contre les produits "toxiques" et interdire aux établissements financiers d'exercer dans les paradis fiscaux.

Selon des banquiers et des sources au fait des réflexions en cours, des banques comme BNP Paribas et Société générale envisagent tous les scénarios et en évaluent les conséquences prévisibles sur leurs activités. A première vue, elles devraient éviter le pire.

"Les banques bataillent ferme pour limiter les répercussions", confie une des sources. "Au bout du compte, tout le débat tourne autour de questions de terminologie, pour savoir ce qui est 'risqué' et ce qui ne l'est pas."

"Et on en arrive à la conclusion que les choses ne changeront pas beaucoup", ajoute-t-elle.

Un haut responsable d'une banque française renchérit : "Quand on discute avec les proches de François Hollande et qu'on essaie de déterminer ce que sont les activités spéculatives, on constate vite que cela ne concerne que quelques activités."

VOLCKER TIENT LA CORDE

Pour l'heure, les contours de la réforme restent flous. Mais celles engagées dans les pays anglo-saxons permettent d'esquisser des pistes de réflexion.   Suite...

 
<p>Les grandes banques fran&ccedil;aises s'activent en coulisse pour limiter l'impact des r&eacute;formes financi&egrave;res promises par Fran&ccedil;ois Hollande, qui souhaite lancer le chantier d&egrave;s cet &eacute;t&eacute;. Selon des banquiers et des sources au fait des r&eacute;flexions en cours, des banques comme BNP Paribas et Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale envisagent tous les sc&eacute;narios et en &eacute;valuent les cons&eacute;quences pr&eacute;visibles sur leurs activit&eacute;s. /Photo d'archives/REUTERS</p>