Batterie d'indicateurs en berne pour l'économie française

vendredi 8 juin 2012 12h35
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français, qui craignait d'avoir à affronter une dégradation de la conjoncture dès son arrivée au pouvoir, voit la complexité de sa tâche se confirmer, à deux jours du premier tour de législatives qui s'annoncent favorables pour lui.

Trois indicateurs publiés vendredi confirment l'absence de marge de manoeuvre de l'exécutif, confronté à de fortes contraintes budgétaires et extérieures, alors même que la croissance économique fera très probablement défaut.

La Banque de France, qui tablait jusqu'à présent sur une croissance nulle du produit intérieur brut au deuxième trimestre, attend désormais une baisse de 0,1%, après une stabilité au premier trimestre.

François Hollande a pourtant fait état vendredi d'une prévision plus optimiste. "Nous avons aujourd'hui un grand débat pour savoir si nous allons faire 0,1% ou 0,2% pour le deuxième trimestre de cette année, il est à craindre que nous fassions d'ailleurs assez peu", a-t-il dit.

Le contraste s'affirme avec l'Allemagne, où la Bundesbank a relevé vendredi sa prévision de croissance pour l'économie allemande à 1,0% en 2012 contre 0,6% précédemment.

Le gouvernement français table sur une croissance de 0,5% sur l'ensemble de l'année 2012.

Les Douanes ont quant à elles annoncé un creusement du déficit commercial en avril par rapport à mars. Surtout, le déficit commercial cumulé depuis le début de l'année ne baisse que légèrement par rapport à la même période de 2011 (23 milliards d'euros contre 26), année pendant laquelle ce déficit avait atteint un niveau record.

Le déficit commercial français reflète selon les économistes un affaiblissement de la compétitivité des entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes. Les organisations patronales y voient en particulier la démonstration que leurs coûts sont trop élevés, et fustigent les hausses annoncées du salaire minimum et des cotisations retraites.

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<p>LE D&Eacute;FICIT COMMERCIAL</p>