Vivalis espère être bénéficiaire autour de 2015

jeudi 7 juin 2012 10h19
 

par Noëlle Mennella et Alice Cannet

PARIS (Reuters) - Vivalis négocie de nouveaux accords de partenariat qui devraient contribuer à son retour à une situation bénéficiaire "autour de 2015", prévoit Franck Grimaud, le président du directoire de la société de biotechnologie.

L'entreprise, qui développe des produits dérivés de cellules souches de canard (EB66) pour produire des vaccins humains et vétérinaires, a déjà conclu 30 licences commerciales avec notamment Sanofi Pasteur, GSK, Merial ou encore Merck.

Dans une interview à Reuters, Franck Grimaud a déclaré que Vivalis menait des négociations dans les domaines humain et vétérinaire avec des groupes pharmaceutiques et d'autres sociétés de biotechnologie, sans donner de précisions.

"On va annoncer, sans doute, que des clients actuels veulent des extensions de licences. Des négociations sont en cours de finalisation. En 2012, notre but est de signer six licences mais il n'est pas du tout exclu qu'on puisse dépasser cet objectif", a-t-il dit.

A ce jour, Vivalis a perçu près de 30 millions d'euros de licences sur sa plateforme EB66 et prévoit d'en percevoir 80 millions supplémentaires, sans compter les nouveaux contrats en perspective, a-t-il ajouté en soulignant que "chaque accord dans l'humain sur l'EB66 rapporte entre neuf et 20 millions de 'milestones'", des paiements échelonnés en fonction des différentes étapes de développement.

Un premier vaccin vétérinaire issu de la technologie de Vivalis devrait être autorisé en 2012 et commercialisé en 2013.

S'appuyant sur cette expertise, le spécialiste japonais des vaccins Kaketsuken, en partenariat avec le Britannique GlaxoSmithKline, vient de commencer un essai destiné à tester l'efficacité d'un vaccin contre la grippe saisonnière.

Franck Grimaud a estimé que le développement du vaccin pourrait être achevé en 2013 et que 40 millions de doses pourraient être produites en 2014, pour une valeur de l'ordre de 400 millions de dollars (320 millions d'euros).   Suite...