Les réservations d'été s'orientent à la baisse pour le Club Med

jeudi 7 juin 2012 08h13
 

PARIS (Reuters) - Club Méditerranée a fait état jeudi d'un retournement à la baisse de ses réservations d'été en Europe et a revu en légère baisse sa prévision de marge pour l'ensemble de cette année.

Le groupe de loisirs, repositionné sur le tourisme haut de gamme ces dernières années, a néanmoins publié des résultats semestriels en hausse, portés par une saison hivernale réussie et des gains de parts de marché.

Pour la saison d'été, les réservations affichent, au 2 juin, une progression de 3,5% mais elles sont en baisse de 1,1% sur les quatre dernières semaines, la croissance de 2,5% en Asie et de 1,5% dans la zone Amériques ne suffisant pas à compenser une baisse de 2,7% en Europe "en partie due à des marchés touristiques qui continuent à se dégrader".

Cette dégradation devrait notamment toucher la Grèce, où le secteur s'attend à une chute de 15% de ses revenus cette année.

Sur le semestre novembre-avril, le premier de son exercice 2012, Club Méditerranée, qui exploite 72 villages dans 26 pays, a réalisé un bénéfice net de 17 millions d'euros, contre 10 millions sur la période correspondante un an plus tôt.

Son chiffre d'affaires semestriel a progressé de 4,6%, à 798 millions d'euros, et son résultat opérationnel affiche une hausse de 25% à 32 millions.

BÉNÉFICE NET EN FORTE HAUSSE AU 1ER SEMESTRE

Les analystes attendaient un bénéfice net de 18 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 800 millions, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

"Le Club Méditerranée a enregistré une nouvelle amélioration de ses résultats sur le premier semestre de l'année 2012, dans des marchés touristiques qui se dégradent en Europe", a déclaré le PDG, Henri Giscard d'Estaing, cité dans le communiqué de résultats.   Suite...

 
<p>Le groupe de loisirs Club M&eacute;diterran&eacute;e a publi&eacute; jeudi des r&eacute;sultats semestriels en hausse et fait &eacute;tat d'une progression de 3,5% de ses r&eacute;servations d'&eacute;t&eacute; malgr&eacute; un ralentissement ces derni&egrave;res semaines. /Photo d&rsquo;archives/REUTERS/Charles Platiau</p>