Même sans requête espagnole, Berlin étudie un plan d'aide

mercredi 6 juin 2012 17h10
 

par Julien Toyer et Annika Breidthardt

MADRID/BERLIN (Reuters) - L'Allemagne et l'Union européenne étudient dans l'urgence les moyens de venir en aide aux banques espagnoles frappées par la crise de la dette, malgré l'absence de requête de la part de Madrid, qui s'oppose à des conditions politiques trop sévères, a-t-on appris mercredi auprès de sources de l'UE.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, a annoncé mardi qu'elle était de fait exclue des marchés par une prime de risque trop élevée et elle a demandé à ses partenaires européens de l'aider à assainir son secteur bancaire.

Luis de Guindos, son ministre de l'Economie, a déclaré mercredi après des discussions avec la Commission européenne que Madrid n'avait pas l'intention pour l'instant de demander une assistance.

Le gouvernement pourrait attendre la publication d'un rapport du FMI la semaine prochaine et les résultats d'un audit indépendant sur son secteur bancaire d'ici la fin du mois pour prendre une décision sur la meilleure manière de recapitaliser les banques espagnoles.

PAS DE NOUVELLES MESURES DE LA BCE

L'Espagne va tester jeudi les marchés avec une émission d'obligations à moyen et long termes, pour un montant total de deux milliards d'euros.

La Banque centrale européenne (BCE) a jusqu'à maintenant refusé de reprendre ses achats d'obligations souveraines de la zone euro, notamment espagnoles, pour favoriser la baisse des coûts de financement de Madrid.

Mercredi, elle a laissé ses taux directeurs inchangés et n'a annoncé aucune nouvelle mesure de soutien au système financier, tout en accentuant la pression pour que les responsables politiques européens trouvent une solution à la crise de la dette de la zone euro lors d'un sommet prévu les 28 et 29 juin.   Suite...

 
<p>L'Allemagne met la derni&egrave;re main &agrave; un accord qui permettrait &agrave; l'Espagne de recapitaliser ses banques avec l'aide financi&egrave;re de ses voisins europ&eacute;ens tout en &eacute;vitant d'avoir &agrave; mettre en oeuvre de nouvelles r&eacute;formes &eacute;conomiques impos&eacute;es de l'ext&eacute;rieur, a-t-on appris aupr&egrave;s de responsables allemands. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>