La Grèce pourrait vivre avec deux monnaies, selon Edrim

mardi 5 juin 2012 16h43
 

PARIS (Reuters) - La résolution de la crise grecque au lendemain du scrutin législatif du 17 juin devrait passer par un rejet du plan de sauvetage de la Troïka (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) et une situation de quasi-faillite pour Athènes, a estimé mardi le responsable de la gestion taux et crédit chez Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim).

Pour payer ses fournisseurs, la Grèce pourrait, à l'instar de la Californie tombée en faillite en 2009, avoir recours à un autre type de dette, des "I.O.U.", qui fonctionnerait comme une "monnaie parallèle" à l'euro, a expliqué Etienne Gorgeon lors d'un point de presse.

Ces I.O.U. émis en loi locale pourraient subir une restructuration et une dévaluation en cas de sortie ultérieure de l'euro.

La Grèce aurait alors une dette externe financée par l'Europe elle-même, via le compte sous séquestre déjà mis en place par ses bailleurs de fonds, et une dette domestique par émission d'I.O.U.

"Ce serait une solution raisonnable. Une sortie brutale de l'euro serait une catastrophe pour un pays qui a connu quatre années de récession", a-t-il dit.

"La Troïka comme les partis politiques grecs savent que le plan de sauvetage n'est pas applicable", a-t-il ajouté.

Outre la sortie brutale, Etienne Gorgeon écarte un scénario selon lequel, après les élections, un gouvernement grec viable serait formé et mettrait en oeuvre les mesures drastiques exigées par la Troïka pour verser les aides.

"Ce scénario semble peu réaliste compte tenu du contexte et de la faible légitimité dont devrait bénéficier ce futur gouvernement", a-t-il dit.

Dans le scénario qu'il retient (faillite préparée) et qui pourrait aboutir à une sortie de l'euro, il a dit ignorer les conséquences que cela pourrait avoir pour le reste de la zone euro.   Suite...

 
<p>Une r&eacute;plique de la drachme devant l'h&ocirc;tel de ville &agrave; Ath&egrave;nes. Selon le responsable de la gestion taux et cr&eacute;dit chez Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim), en cas de rejet du plan de sauvetage de la Tro&iuml;ka lors des l&eacute;gislatives du 17 juin, la Gr&egrave;ce alors en situation de quasi faillite, pourrait avoir recours &agrave; un autre type de dette, des "I.O.U.", qui fonctionnerait comme une "monnaie parall&egrave;le" &agrave; l'euro et permettrait &agrave; Ath&egrave;nes de payer ses fournisseurs. /Photo prise le 21 mai 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>