Madrid admet être exclue des marchés

mardi 5 juin 2012 20h43
 

par Julien Toyer et Tetsushi Kajimoto

MADRID/TOKYO (Reuters) - L'Espagne a reconnu mardi que les marchés lui sont fermés alors que les grands argentiers du G7 ont évoqué lors d'une conférence téléphonique les progrès en vue d'une union budgétaire et financière en Europe sur fond de nouveaux signaux de rechute en récession de la zone euro.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7 se sont entendus pour travailler de concert à résoudre les problèmes affectant la zone euro mais n'ont publié aucun communiqué commun à l'issue d'une téléconférence convoquée en urgence.

"Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7 ont examiné les développement de l'économie mondiale et des marchés financiers et les réponses politiques qui sont à l'étude, y compris les progrès vers une union fiscale et budgétaire en Europe", a indiqué le Trésor américain dans un communiqué.

"Je pense que l'anxiété des marchés a propos de l'économie mondiale provient largement des problèmes en Europe", a déclaré le ministre japonais des Finances Jun Azumi, à des journalistes à Tokyo.

"Les dirigeants des principaux pays européens ont exprimé des points de vue très déterminés (...) Nous leur avons demandé de prendre des mesures l'une après l'autre pour soulager non seulement notre anxiété mais aussi celle des marchés financiers", a-t-il ajouté.

PAS D'APPEL À L'AIDE INTERNATIONALE

Le ministre espagnol du Trésor a admis que les coûts de financement que Madrid doit supporter lui ferment de fait la porte des marchés.

"La prime de risque signifie que l'Espagne n'a pas d'accès au marché", a dit Cristobal Montoro sur la radio Onda Cero.   Suite...

 
<p>Le niveau actuel des co&ucirc;ts de financement que l'Espagne doit supporter lui ferme de fait la porte des march&eacute;s financiers, a d&eacute;clar&eacute; mardi le ministre du Tr&eacute;sor Cristobal Montoro. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>