Le Portugal a réussi les tests UE-FMI, des risques demeurent

lundi 4 juin 2012 17h09
 

par Sergio Goncalves

LISBONNE (Reuters) - Le Portugal a passé avec succès la quatrième série de tests liés au plan d'aide de 78 milliards d'euros accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a annoncé lundi le ministre des Finances Vitor Gaspar, s'engageant à tenir les objectifs fixés en dépit de risques économiques et sociaux persistants.

L'UE et le FMI devraient recommander le paiement d'une nouvelle tranche d'aide de 4,1 milliards d'euros, après laquelle le Portugal aura utilisé 75% des fonds prévus.

Vitor Gaspar a souligné que tous les objectifs fixés par le plan étaient respectés à ce stade et que celui d'une baisse du déficit budgétaire à 4,5% du produit intérieur brut cette année était "viable" en dépit des risques.

Il a précisé que la prévision de ratio d'endettement avait été relevée de trois points pour cette année, à 118% du PIB.

Il a promis de faire avancer les réformes structurelles et les privatisations prévues.

"Il y a des risques internes et externes considérables", a souligné Vitor Gaspar. "La seule certitude que nous ayons, c'est que nous devons nous concentrer sur le respect des objectifs du programme."

Le Portugal a déjà adopté d'importantes mesures d'austérité, dont des hausses d'impôts, des baisses de salaires pour les fonctionnaires et des réformes du marché du travail et du système juridique.

"En dépit des pressions sur certaines parties du budget, le gouvernement devrait pouvoir remplir ces objectifs budgétaires", estime Paula Carvalho, économiste à Banco BPI.   Suite...

 
<p>Le ministre des Finances portugais Vitor Gaspar a annonc&eacute; lundi que son pays avait pass&eacute; avec succ&egrave;s la quatri&egrave;me s&eacute;rie de tests li&eacute;s au plan d'aide international de 78 milliards d'euros que lui ont accord&eacute; l'Union europ&eacute;enne et le Fonds mon&eacute;taire international (FMI). Il s'est engag&eacute; &agrave; tenir les objectifs fix&eacute;s en d&eacute;pit de risques &eacute;conomiques et sociaux persistants. /Photo prise le 4 juin 2012/REUTERS/Hugo Correia</p>