31 mai 2012 / 10:31 / dans 5 ans

Le "parachute" du PDG de Safran rejeté lors de l'AG

<p>Les actionnaires de Safran ont rejet&eacute; jeudi deux r&eacute;solutions accordant une indemnit&eacute; de d&eacute;part et une retraite chapeau &agrave; Jean-Paul Herteman, PDG de l'&eacute;quipementier d'a&eacute;ronautique et de d&eacute;fense. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les actionnaires de Safran ont rejeté jeudi deux résolutions accordant une indemnité de départ et une retraite chapeau à Jean-Paul Herteman, PDG de l’équipementier d‘aéronautique et de défense.

L‘Etat, qui détient 30% du groupe, a voté contre ces résolutions et le ministre de l‘Economie s‘est “félicité” du rejet. “Le gouvernement donne ainsi, à nouveau, un signal fort de sa volonté de changement sur la question des rémunérations”, écrit Pierre Moscovici dans un communiqué.

Cette décision intervient en pleine polémique sur la prime de non-concurrence de 400.000 euros touchée par l‘ancien directeur général d‘Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, à son départ en octobre 2011, prime dont la ratification sera soumise aux votes des actionnaires ce jeudi après-midi.

Les résolutions repoussées par les actionnaires de Safran prévoyaient d‘octroyer à Jean-Paul Herteman une indemnité équivalant à deux années de rémunération fixe et variable en cas de cessation anticipée de son mandat, ainsi que d‘une retraite supplémentaire.

La première a été rejetée à 55% des voix et la seconde à 56% des voix, a déclaré une porte-parole du groupe.

Ces dispositions avaient été prises après le changement de gouvernance de Safran en 2011, à l‘issue duquel Jean-Paul Herteman est devenu PDG et non plus président du directoire.

Jean-Paul Herteman a touché 1,43 million d‘euros en 2011, dont une part fixe de 730.000 euros.

Le nouveau gouvernement s‘est engagé à lutter contre les écarts importants de rémunération, en particulier dans les entreprises à capitaux publics.

Le président François Hollande a promis d‘imposer une échelle des salaires de un à 20 dans ces entreprises et a justifié son projet de créer une tranche d‘imposition à 75% au delà d‘un million d‘euros par la volonté de dissuader les entreprises de payer autant leurs dirigeants.

Cyril Altmeyer, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot

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