Mario Draghi appelle la zone euro à clarifier son projet

jeudi 31 mai 2012 15h30
 

par Marc Jones et John O'Donnell

BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants européens doivent clarifier leur projet pour la zone euro car la Banque centrale européenne ne peut pas pallier leur manque d'initiative, a déclaré jeudi le président de la BCE Mario Draghi.

De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a estimé que la monnaie unique devait s'appuyer sur des politiques budgétaires responsables et une coopération plus étroite entre pays membres, tout en rejetant une nouvelle fois une mutualisation des dettes souveraines au travers des euro-obligations, qualifiée de "faux débat".

"La BCE peut-elle combler le vide dû au manque d'action des gouvernements nationaux sur la croissance ? La réponse est non", a dit Mario Draghi devant le Parlement européen.

"La BCE peut-elle combler le vide dû au manque d'action des gouvernements nationaux sur les questions structurelles ? La réponse est non."

La hausse du rendement de l'obligation souveraine italienne a incité le chef du gouvernement, Mario Monti, à appeler la Banque centrale européenne à "prendre ses responsabilités" - une invitation, semble-t-il, à acheter des obligations souveraines italiennes.

"Je crois que la BCE devrait considérer qu'il relève de sa responsabilité de défendre de l'euro et, en même temps, d'assurer la stabilité financière", a dit Mario Monti.

Critiquant la gestion de la crise de la dette par les dirigeants de la zone euro, Mario Draghi a invité ces derniers à élaborer des plans détaillés en vue d'une coopération monétaire et budgétaire, ce qui implique, selon lui, que les Etats renoncent à une partie de leur souveraineté.

"A quoi ressemblera l'euro dans quelques années ? Quelle est votre vision de l'Union dans quelques années ? Plus tôt cela sera précisé, mieux c'est", a-t-il ajouté.   Suite...

 
<p>A Bruxelles, le pr&eacute;sident de la BCE Mario Draghi a appel&eacute; la zone euro &agrave; clarifier son projet, pr&eacute;venant que la Banque centrale europ&eacute;enne ne pouvait pas pallier le manque d'initiative des dirigeants europ&eacute;ens. /Photo prise le 31 mai 2012/REUTERS/Yves Herman</p>