Le bonus de Maurice Lévy au coeur de l'AG de Publicis

mardi 29 mai 2012 16h18
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Les 16,2 millions d'euros de rémunérations différées promises au président du directoire de Publicis, Maurice Lévy, ont occupé mardi une bonne partie de l'assemblée générale du troisième groupe publicitaire mondial qui a fait bloc derrière son numéro un.

Révélé fin mars lors de la publication du document de référence 2011 de Publicis, ce "mégabonus" a suscité l'opprobre d'une partie de la partie de la classe politique, dont celle du candidat devenu président François Hollande.

Devant des actionnaires venus très nombreux, Maurice Lévy a défendu une nouvelle fois cette rémunération différée, rappelant qu'elle avait été instituée à l'initiative du conseil de surveillance en 2002 afin de s'assurer de sa présence durable au sein du groupe, et encadrée par la suite de critères de performance.

"C'est un système qui, s'il n'y avait pas eu tout ce bruit, est vertueux puisqu'il s'agit de prélever une partie de la rémunération et de ne la verser qu'à terme", a-t-il expliqué, en soulignant que le G20 plaidait pour un système de rémunération équivalent pour le monde financier.

"Maintenant, je dirai à tous ceux qui le font : attention il y a effectivement un effet pervers à cela lorsque la somme qui s'accumule sur une certaine période, elle peut choquer".

La bronca pronostiquée par certains n'a toutefois pas eu lieu lors de l'assemblée de mardi, même si certains actionnaires ont dit regretter ce qu'ils ont vu comme un manque d'explications de la part de Publicis.

"Je pense que vous avez péché, pour une société de com', par manque de communication", a déclaré l'un d'entre eux, tout en disant relativiser le niveau élevé d'une rémunération qu'il ne juge pas "extravagante".

"Il y en a qui sont partis avec des pactoles, y compris quand ils ont démérité", a-t-il ajouté.   Suite...

 
<p>Les 16,2 millions d'euros de r&eacute;mun&eacute;rations diff&eacute;r&eacute;es promises au pr&eacute;sident du directoire de Publicis, Maurice L&eacute;vy, ont occup&eacute; une bonne partie de l'assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du troisi&egrave;me groupe publicitaire mondial qui a fait bloc derri&egrave;re son num&eacute;ro un. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>