RPT-L'Espagne songerait à recapitaliser Bankia via les marchés

mardi 29 mai 2012 14h50
 

Répétition du titre de la dépêche.

par Julien Toyer et Jesús Aguado

MADRID (Reuters) - L'Espagne réfléchit à la manière de recapitaliser la banque en grande difficulté Bankia par l'intermédiaire des marchés financiers, ainsi qu'à un nouveau mécanisme de soutien à ses régions, très endettées, alors que les déficits du pays continuent d'être une vive source d'inquiétudes.

Parallèlement, trois caisses d'épargne espagnoles ("cajas") non cotées, Liberbank, Ibercaja et Caja 3, ont dit aux autorités boursières que leurs conseils d'administration respectifs se réuniraient dans la journée pour se prononcer sur un rapprochement.

L'augmentation des créances douteuses des banques espagnoles depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 fait de plus en plus craindre une demande d'aide internationale de la part de l'Espagne, qui est également confrontée à l'endettement élevé de ses régions.

Les "cajas", qui représentent la moitié du secteur bancaire espagnol, sont particulièrement exposées aux créances douteuses. Sous l'impulsion du gouvernement, leur nombre a été drastiquement réduit, Madrid les ayant sommé de fusionner entre elles et de lever des capitaux.

Mais le cas Bankia, elle-même le produit du rapprochement entre sept "cajas", peut être la preuve, redoutée par bon nombre d'investisseurs, que l'ampleur des difficultés du secteur bancaire espagnol a dépassé le gouvernement.

Vendredi, Bankia, la quatrième banque d'Espagne, a demandé à l'Etat de lui fournir 19 milliards d'euros pour l'aider à surmonter ses difficultés, plus de deux fois le montant minimum estimé cette semaine par le gouvernement.

Lundi, à la suite de cette annonce, le rendement de la dette espagnole avait dépassé la barre 6,5%, se rapprochant du niveau des 7% qui avait contraint l'Irlande et le Portugal de solliciter une aide internationale.   Suite...

 
<p>L'Espagne recapitalisera Bankia via l'&eacute;mission de nouveaux titres de dette, l'option d'injecter des obligations d'Etat directement dans la banque r&eacute;cemment nationalis&eacute;e n'ayant pas &eacute;t&eacute; retenue, selon une source gouvernementale. /Photo prise le 10 mai 2012/REUTERS/Paul Hanna</p>