COR-Les retraits des banques ne touchent pas que la Grèce

vendredi 25 mai 2012 21h41
 

Correction: précisions sur les banques françaises et clarifications concernant les banques belges.

par Steve Slater et George Georgiopoulos

LONDRES/ATHENES - (Reuters) - Les épargnants grecs pourraient être saisis par "une grande peur susceptible de se transformer en panique" selon les mots du président Karolos Papoulias, mais beaucoup de Grecs ont depuis bien longtemps transféré leur argent dans des endroits jugés plus sûrs comme le Royaume-Uni, la Suisse, l'Allemagne et les pays d'Europe du Nord.

Les craintes d'une ruée dans les banques grecques ont ébranlé Athènes cette semaine, après que les épargnants ont retiré au moins 700 millions d'euros sur la seule journée de lundi, selon les commentaires de Karolos Papoulias aux responsables politiques publiés sur le site de la présidence.

Ce ne sont pas seulement les Grecs qui sont inquiets à propos de leurs économies. Des données compilées par Reuters montrent que les déposants dans d'autres pays de la zone euro ont aussi retiré de l'argent de leurs banques.

Jeudi, le gouvernement espagnol a dû démentir l'existence d'un mouvement de retraits paniques de sommes déposées à la banque en difficulté Bankia.

Les Grecs redoutent d'être frappés par une dévaluation brutale de leur monnaie si le pays devait sortir de la zone euro. Les épargnants espagnols se sont, quant à eux, affolés après la nationalisation de Bankia la semaine dernière et s'inquiètent du coût grandissant du plan de sauvetage gouvernemental du secteur bancaire.

En Grèce, des sources au sein de deux banques ont dit à Reuters que les retraits effectués mardi avaient à peu près atteint le même montant que la veille.

"Le système bancaire grec en entier est en danger: les banques font désormais face au pire, le retrait massif d'argent", a déclaré Arnaud Poutier, directeur général d'IG Markets France.   Suite...