La prime prévue pour l'ex-patron d'Air France contestée

vendredi 25 mai 2012 15h50
 

PARIS (Reuters) - Le syndicat aérien Unsa et le député UMP Bernard Carayon ont fustigé vendredi le projet d'octroyer une prime de non-concurrence de 400.000 euros à l'ancien directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon.

Le syndicat enjoint l'ensemble des actionnaires, des salariés, et l'Etat, qui détient une partie du capital d'Air France, à refuser le versement de la prime lors de l'assemblée générale des actionnaires programmée à la fin du mois.

Ces protestations interviennent alors que des menaces de suppressions de postes planent sur la compagnie française, qui dit avoir décelé des "sureffectifs" dont elle ne précisera le volume que durant la deuxième quinzaine de juin.

La compagnie a publié une mise au point écrite où elle explique que la prime en question a déjà été versée, qu'elle répond aux obligations et aux usages, et que les actionnaires ne peuvent pas revenir dessus.

"La résolution soumise au vote des actionnaires le 31 mai prochain est une ratification d'ordre technique de ce versement d'ores et déjà décidé et effectué il y a plusieurs mois", écrit-elle.

Pierre-Henri Gourgeon, évincé en octobre 2011 de la direction générale d'Air France-KLM En raison de la mauvaise situation de la société, déficitaire et endettée, percevait un salaire annuel de 750.000 euros, auquel s'ajoutait une part variable de 263.000 euros.

A son départ, il a reçu une indemnité - un "parachute" - de 1,125 million d'euros plus la fameuse indemnité de non-concurrence, aujourd'hui visée, de 400.000 euros en échange du respect d'un engagement de non-concurrence pour trois ans, selon les documents officiels de la société.

Dans son communiqué, Air France minimise l'importance de ces sommes et relève qu'elles sont conformes au "code de bonne conduite" adopté par le patronat après plusieurs controverses.

"Au global, le montant cumulé (...) n'excède pas le plafond de deux ans de rémunération fixe et variable, conformément à l'article 20.2.4 du Code de gouvernement d'entreprise AFEP-Medef", lit-on.   Suite...

 
<p>Le syndicat a&eacute;rien Unsa et le d&eacute;put&eacute; UMP Bernard Carayon ont fustig&eacute; vendredi le projet d'octroyer une prime de non-concurrence de 400.000 euros &agrave; l'ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, alors que des menaces de suppressions de postes planent sur la compagnie fran&ccedil;aise. /Photo prise le 19 mai 2011/REUTERS/Jacky Naegelen</p>