Les pistes envisageables pour la Grèce et l'euro

jeudi 24 mai 2012 12h49
 

par Marc Joanny

PARIS (Reuters) - L'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus un tabou et a été ouvertement évoquée par plusieurs responsables européens exaspérés par l'impasse politique dans le pays, tandis que d'autres semblent déterminés à la conjurer.

Certes, les dirigeants européens ont réaffirmé jeudi leur détermination à voir la Grèce rester dans la monnaie unique lors d'un Conseil européen informel.

Le comité de préparation de l'Eurogroupe a toutefois demandé aux gouvernements de la zone euro d'étudier chacun de leur côté un plan d'urgence dans l'éventualité d'un abandon de la monnaie unique par la Grèce.

L'impossibilité de former un gouvernement majoritaire acceptant les engagements liés au deuxième plan de sauvetage de la Grèce à l'issue des élections législatives du 6 mai a conduit à l'organisation d'un nouveau scrutin le 17 juin.

Partisans et opposants au plan de sauvetage sont au coude à coude dans les sondages sur les intentions de vote, même si les Grecs souhaitent très majoritairement rester dans l'euro.

Si la dramatisation du scrutin et sa présentation comme un référendum sur le maintien ou non du pays dans la monnaie unique peut être un moyen de peser sur son issue, les options pour la Grèce ne sauraient se réduire à cette alternative.

PAS DE MODALITÉS DE SORTIE PRÉVUES

Les traités européens ne prévoient pas les modalités de sortie d'un pays de la zone euro, créant de fait une situation asymétrique. Si les autres Etats membres de la zone euro demandent à la Grèce de la quitter, cela revient à exiger d'elle qu'elle viole les traités européens et qu'elle en assume ensuite seule les conséquences : une option difficilement envisageable.   Suite...

 
<p>L'&eacute;ventualit&eacute; d'une sortie de la Gr&egrave;ce de la zone euro n'est plus un tabou et a &eacute;t&eacute; ouvertement &eacute;voqu&eacute;e par plusieurs responsables europ&eacute;ens exasp&eacute;r&eacute;s par l'impasse politique dans le pays, tandis que d'autres semblent d&eacute;termin&eacute;s &agrave; la conjurer. /Photo d&rsquo;archives/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>