Le Conseil européen jette les bases d'un Pacte de croissance

jeudi 24 mai 2012 07h41
 

par Elizabeth Pineau

BRUXELLES (Reuters) - François Hollande, Angela Merkel et leurs partenaires ont posé mercredi soir les jalons d'une relance par la croissance de l'Union européenne, sans trancher sur la question controversée des euro-obligations pour mutualiser la dette, que Berlin juge inopérantes.

Le dîner a duré plus de cinq heures pour les participants à ce conseil informel à 27, premier du genre pour le nouveau président français, déterminé à imposer le thème de la croissance sur la scène européenne sur fond de crise en Grèce - que les dirigeants de l'UE veulent voir conserver l'euro.

La réunion visait à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin "qui devrait, si le travail est fait en ce sens, préparer un Pacte de croissance qui pourrait être un pas supplémentaire à ce qui s'est jusqu'à présent construit", a dit le président français lors d'une conférence de presse.

François Hollande s'est heurté comme prévu à l'opposition allemande sur les "eurobonds".

"Les euro-obligations ne contribuent pas à relancer la croissance", a affirmé Angela Merkel dès son arrivée.

Le chef de l'Etat a dit respecter ce point de vue tout en espérant une évolution d'ici fin juin.

"Il y a de la part de l'Allemagne l'idée que les eurobonds, si je veux donner la version la plus optimiste, ne peuvent être qu'un point d'aboutissement alors que nous considérons que ça devrait être un point de départ", a-t-il expliqué.

Sur ce point, "François Hollande n'est pas arrivé armé d'une kalachnikov en disant 'on veut des euro-obligations'. Ce n'est pas du tout la démarche", a expliqué un diplomate français.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande, Angela Merkel et leurs partenaires ont pos&eacute; mercredi soir les jalons d'une relance par la croissance de l'Union europ&eacute;enne. Mais le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais s'est heurt&eacute; comme pr&eacute;vu &agrave; l'opposition allemande sur les "eurobonds". /Photo prise le 23 mai 2012/REUTERS/Francois Lenoir</p>