Les banques françaises prêtes en cas de "Grexit", mais après ?

mercredi 23 mai 2012 15h28
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les banques françaises, établissements bancaires étrangers les plus exposés à la Grèce, assurent qu'elles se préparent à toutes les hypothèses et qu'elles pourraient résister à une sortie de la République hellénique de la zone euro ('Grexit').

Banquiers et analystes estiment néanmoins qu'un tel scénario aurait des conséquences telles qu'il est difficile d'en mesurer l'impact réel sur l'ensemble du système bancaire européen.

Le PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, considère d'ailleurs que le risque d'une sortie de la Grèce de la monnaie unique réside surtout dans l'effet de contagion sur d'autres pays de la zone euro.

"L'impact direct du point de vue financier serait gérable (pour les banques françaises, NDLR)", a déclaré mercredi Frédéric Oudéa, qui est aussi le président de la Fédération bancaire européenne (FBF).

"Mais le vrai sujet c'est de savoir comment convaincre la communauté internationale (...) qu'après la Grèce, il n'y aura pas d'autres pays", a-t-il observé sur Europe 1.

Selon des responsables européens, le comité de préparation de l'Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer des plans de secours face à la possibilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Depuis les élections législatives du 6 mai, la Grèce est plongée dans une impasse politique qui bloque le versement d'une nouvelle tranche du plan de sauvetage de 130 milliards d'euros conclu en mars dernier.

Et dans ce contexte, les investisseurs redoutent de plus en plus une sortie du pays de la zone euro même si les responsables européens martèlent que la Grèce doit rester dans la monnaie unique.   Suite...

 
<p>Fr&eacute;d&eacute;ric Oud&eacute;a, PDG de la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale et pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration bancaire europ&eacute;enne (FBF). Les banques fran&ccedil;aises, les plus expos&eacute;es &agrave; la Gr&egrave;ce, assurent qu'elles se pr&eacute;parent &agrave; toutes les hypoth&egrave;ses et qu'elles pourraient r&eacute;sister &agrave; une sortie de la R&eacute;publique hell&eacute;nique de la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>