La zone euro, risque n°1 pour l'économie mondiale, selon l'OCDE

mardi 22 mai 2012 10h07
 

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - L'économie mondiale profite de l'accélération des échanges commerciaux et, plus généralement, d'un regain de confiance mais l'aggravation de la crise de la dette ces derniers mois constitue toujours le principal risque qui la menace, estime l'OCDE.

L'Organisation de coopération et de développement économiques, qui publie mardi ses prévisions semestrielles, anticipe une croissance mondiale de 3,4% cette année et de 4,2% en 2013, contre +3,4% et 4,3% respectivement dans ses projections de novembre dernier.

Les opérateurs de marché s'inquiètent d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, de nature à déstabiliser l'Union européenne et son système bancaire. La solidité des banques espagnoles, qui vont devoir se recapitaliser dans les semaines à venir, est également au centre des préoccupations.

"Après un répit en fin d'année dernière, la crise de la zone euro s'est faite plus sérieuse récemment et demeure la plus importante source de risque pour l'économie mondiale (...) Le frein à la croissance dû à la consolidation budgétaire pourrait être significatif, particulièrement dans certains pays", souligne le chef économiste de l'OCDE, Pier Carlo Padoan, dans "l'éditorial" de ce rapport.

Pour l'OCDE, les déséquilibres structurels entre les pays de la zone, selon elle à l'origine même de la crise, n'ont que tout juste commencé à se résorber. Et la reprise enregistrée dans les pays les plus solides n'est pas suffisante pour compenser la stagnation, voire la récession dans certains cas, des pays en difficulté.

"La compétitivité, faible, dans les pays en déficits doit être résolue tandis qu'un ajustement structurel et des salaires plus élevés dans les pays en excédent contribueraient à un rééquilibrage favorable à la croissance", ajoute l'organisation.

L'OCDE juge qu'en sus des réformes entreprises par les Etats, la Banque centrale européenne dispose des marges de manoeuvre pour poursuivre une politique d'assouplissement monétaire, notamment par le biais de son "programme pour les marchés de titres" (SMP, programme de rachat d'obligations souveraines).

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<p>L'&eacute;conomie mondiale profite de l'acc&eacute;l&eacute;ration des &eacute;changes commerciaux et, plus g&eacute;n&eacute;ralement, d'un regain de confiance mais l'aggravation de la crise de la dette ces derniers mois constitue toujours le principal risque qui la menace, estime l'OCDE. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel</p>