Le CIF s'ajoute aux urgences bancaires du gouvernement

lundi 21 mai 2012 18h52
 

par Lionel Laurent et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les problèmes de refinancement du Crédit immobilier de France (CIF) s'ajoutent à la liste des urgences bancaires auxquelles le gouvernement de Jean-Marc Ayrault doit rapidement s'atteler, avec le démantèlement de Dexia et la crise grecque.

Alors que l'agence de notation Moody's a estimé en fin de semaine dernière que le CIF - qui dépend exclusivement des marchés pour se financer - n'était désormais plus viable sans soutien financier, les pouvoirs publics s'efforcent de stabiliser la situation de l'établissement pour éviter une faillite.

La piste d'une nationalisation ou d'un adossement du CIF à La Banque postale est évoquée.

"C'est une situation difficile", commente un banquier parisien sous couvert d'anonymat. "Il est dans l'intérêt de la communauté bancaire française de trouver une solution pour reprendre le CIF rapidement et proprement."

"Quand vous laissez une banque faire faillite, les gens commencent toujours à se demander laquelle sera la prochaine sur la liste", indique un autre banquier basé à Paris, jugeant qu'il est difficile d'évaluer l'ampleur des dégâts financiers en cas de faillite.

Le CIF, spécialisé dans le crédit immobilier, est considéré comme une banque de niche avec 2.500 employés et, à fin juin 2011, un total de bilan de 41,6 milliards d'euros et 33 milliards d'encours brut de crédit.

"PERSONNE AU PORTILLON"

Si la Banque de France a assuré en début de semaine dernière que le CIF avait une solvabilité satisfaisante, son gouverneur Christian Noyer a néanmoins indiqué que les autorités françaises s'efforçaient de lui trouver une "solution pérenne".   Suite...

 
<p>Jean-Marc Ayrault et son gouvernement doivent faire face &agrave; une nouvelle urgence bancaire en raison des probl&egrave;mes de refinancement du Cr&eacute;dit immobilier de France. Celle derni&egrave;re s'ajoute &agrave; une liste qui comporte d&eacute;j&agrave; le d&eacute;mant&egrave;lement de Dexia et la crise grecque. /Photo prise le 17 mai 2012/REUTERS/Regis Duvignau</p>