La droite reprend l'avantage en Grèce, l'UE toujours inquiète

vendredi 18 mai 2012 15h29
 

par Harry Papachristou

ATHENES (Reuters) - Les électeurs grecs, convoqués à de nouvelles législatives le 17 juin, semblent se résoudre à soutenir les partis favorables au plan de rigueur voulu par les Européens, qui planchent sur différents scénarios dont une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro.

Les élections générales du 6 mai n'ont pas permis de dégager une majorité stable à la Vouli, le Parlement grec, et après plus d'une semaine de tractations le président Karolos Papoulias n'a eu d'autre recours que décréter la tenue d'un nouveau vote.

Ce contexte de crise politique semblait favoriser la Coalition de la gauche radicale (Syriza) opposée aux mesures d'austérité prônées par l'Union et le FMI et soutenue par une frange croissante de la population.

Mais depuis la convocation de nouvelles élections, les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) reprennent l'avantage sur leurs rivaux de Syriza.

Une enquête, réalisée entre le 15 et le 17 mai, crédite les conservateurs de 26,1% des intentions de vote tandis que la Coalition de gauche obtiendrait 23,7% des suffrages.

Avec un tel résultat, la droite aurait 123 des 300 sièges au Parlement, une prime de 50 élus étant accordée automatiquement au parti arrivé en tête.

ND pourrait alors compter sur l'appoint du Pasok (socialiste), en très nette perte d'audience depuis plusieurs semaines, qui obtiendrait 41 sièges. Une union de ces deux formations qui soutiennent le plan de rigueur européen permettrait de dégager une majorité au Parlement.

La semaine passée, une enquête d'opinion donnait l'avantage à Syriza, arrivée deuxième le 6 mai, ce qui laissait craindre une faillite des comptes publics, et un scénario de sortie de la zone euro était jugé probable par les partenaires européens.   Suite...

 
<p>Les &eacute;lecteurs grecs, convoqu&eacute;s &agrave; de nouvelles l&eacute;gislatives le 17 juin, semblent se r&eacute;soudre &agrave; soutenir les partis favorables au plan de rigueur voulu par les Europ&eacute;ens, qui planchent sur diff&eacute;rents sc&eacute;narios dont une &eacute;ventuelle sortie de la Gr&egrave;ce de la zone euro. /Photo d&rsquo;archives/REUTERS/Yannis Behrakis</p>