Intesa Sanpaolo publie un bénéfice en hausse de 22%

mardi 15 mai 2012 17h09
 

MILAN (Reuters) - Intesa Sanpaolo a fortement augmenté ses provisions pour créances douteuses au premier trimestre 2012 afin de prendre en compte la dégradation de la qualité du crédit dans un pays frappé par une profonde récession économique.

La première banque de détail en Italie a passé 970 millions d'euros de provisions pour prêts à risque au cours du trimestre, en hausse de 43% par rapport à la même période de 2011.

Les craintes d'une dégradation de la situation économique en Italie, où Intesa réalise 80% de son activité, sont l'un des éléments cités par l'agence Moody's pour justifier l'abaissement massif de la note de crédit des banques italiennes lundi.

Moody's a abaissé la note d'Intesa à A3, au même niveau que la dette souveraine italienne.

Le bénéfice net de l'établissement de crédit a progressé de 22% à 805 millions d'euros entre janvier et mars, son meilleur résultat des sept derniers trimestres, dopé par des gains de 274 millions d'euros liés au rachat de ses propres obligations.

Sa marge opérationnelle a également progressé, de 32,8%, au premier trimestre, alors que ses coûts ont diminué de 1,6%.

Toutefois l'action Intesa est passée dans le rouge en Bourse de Milan et perd près de 2% vers 13h52 GMT, après avoir gagné du terrain juste après la publication de ces résultats.

"Les chiffres de coûts et des revenus sont très bons. Il se peut que le marché sanctionne l'augmentation des pertes sur ses crédits", commente Fabrizio Bernardi chez Fidentiis Equities.

"Mais on peut le voir autrement. Intesa anticipe une tendance à la dégradation de la qualité des actifs que les autres banques constateront dans les prochains trimestres, ce qu'elle peut se permettre grâce à sa meilleure situation financière."   Suite...

 
<p>Enrico Cucchiani, administrateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d'Intesa. Le b&eacute;n&eacute;fice net de la premi&egrave;re banque de d&eacute;tail en Italie, a progress&eacute; de 22% &agrave; 805 millions d'euros au premier trimestre, soutenu par des plus-values de trading sur ses propres obligations. /Photo prise le 24 mars 2012/REUTERS/Paolo Bona</p>