Forte baisse des Bourses européennes à la mi-séance

lundi 14 mai 2012 13h04
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en forte baisse à la mi-journée lundi et Wall Street est attendu dans le rouge à l'ouverture, la crainte de voir la Grèce obligée d'abandonner l'euro et les efforts entrepris par la Chine pour atténuer le ralentissement de sa croissance pesant sur les perspectives économiques et financières.

L'indice boursier paneuropéen FTSEurofirst 300 perd près de 2% et est tombé à son plus bas niveau depuis le 1er janvier tandis que l'EuroStoxx, qui regroupe 50 des principales valeurs de la zone euro, a retrouvé des niveaux sans précédent depuis décembre.

À Paris, le CAC 40 reculait de 2,38% à la mi-séance. À Francfort, le Dax cédait 2,11% et à Londres, le FTSE abandonnait 1,94%. La Bourse d'Athènes, elle, chute de plus de 5%, celle de Madrid près de 3%.

Les valeurs bancaires sont de nouveau les principales victimes du mouvement généralisé de baisse: l'indice Stoxx du secteur recule de 3%, tout comme celui des ressources de base.

Le contexte favorise aussi le recul de l'euro et des principales matières premières tandis que les actifs jugés les plus sûrs, comme les obligations allemandes ou le dollar américain, sont orientés à la hausse.

La "Gauche radicale" grecque a refusé de participer à de nouvelles tractations pour tenter de former une coalition, ce qui renforce le scénario d'un nouveau scrutin législatif en juin, qui prolongerait l'instabilité politique.

Par ailleurs, la décision des autorités chinoises d'abaisser ce week-end le ratio de réserves obligatoires des banques est une nouvelle fois venu illustrer les incertitudes sur la croissance de la deuxième économie mondiale.

C'est dans ce contexte que les chiffres du PIB de la zone euro et de plusieurs de ses pays membres devraient confirmer mardi matin la rechute en récession de la région.

Marc Angrand, édité par Benoit Van Overstraeten

 
<p>Les Bourses europ&eacute;ennes sont en forte baisse &agrave; la mi-journ&eacute;e lundi, la crainte de voir la Gr&egrave;ce oblig&eacute;e d'abandonner l'euro et les efforts entrepris par la Chine pour att&eacute;nuer le ralentissement de sa croissance pesant sur les perspectives &eacute;conomiques et financi&egrave;res. A Paris, le CAC 40 reculait de 2,38%. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>