Les banques résisteraient au pire scénario grec, estime l'ACP

lundi 14 mai 2012 13h16
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les banques et compagnies d'assurance françaises sont en mesure de faire face à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, a estimé lundi l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP).

Alors que les marchés redoutent que la République hellénique ne soit contrainte de quitter la zone euro en raison de l'impasse politique dans laquelle elle se trouve depuis les élections législatives, Christian Noyer, le président de l'ACP, a expliqué qu'aucun groupe financier français ne serait mis en difficultés si un tel scénario devait se produire.

Prié de dire si les banques et assureurs français pouvaient résister à un tel scénario, Christian Noyer, qui est aussi gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a répondu: "Ma réponse est oui."

"Je ne connais aucun groupe qui serait mis en difficultés par un scénario extrême sur la Grèce", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse pour la présentation du rapport 2011 de l'ACP.

Il a aussi rappelé que les banques françaises, qui font partie des établissements bancaires étrangers les plus exposés à la Grèce, avaient provisionné les titres de dette souveraine grecque qu'elles détiennent dans leur compte à hauteur de 75%.

La Commission européenne a dit lundi espérer que la Grèce reste au sein de la zone euro, tout en priant Athènes d'honorer ses engagements.

Un peu partout sur la planète, les banques se préparent toutefois à travailler avec une nouvelle devise en Grèce.

En France, le Crédit agricole, particulièrement exposé à la Grèce en raison de sa filiale locale Emporiki, s'est lui aussi dit vendredi prêt à toutes les éventualités.   Suite...

 
<p>Les banques et compagnies d'assurance fran&ccedil;aises sont en mesure de faire face &agrave; une &eacute;ventuelle sortie de la Gr&egrave;ce de la zone euro, estime Christian Noyer, le pr&eacute;sident de l'Autorit&eacute; de contr&ocirc;le prudentiel (ACP). /Photo prise le 20 avril 2012/REUTERS/Yuri Gripas</p>